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Libère ton esprit et tes fesses suivront...

(Proverbe emprunté à Spike de chaipu quel auteur).

Ceci est le compte-rendu de mon 4ème Marathon : le pire.

NB : y aura de la vulgarité dans le billet passque bon ben voualà quoi...

 

Jusqu'au dernier moment, je savais pas si j'allais me présenter sur la ligne de départ, le dimanche 9 Avril 2017. 1 semaine après la course, je me décide enfin à écrire ce billet, alors que je ne voulais pas le faire tellement j'ai mal vécu cette journée.

Des doutes j'en ai toujours eus à l'approche de l'affrontement de la Distance Reine. Normal, c'est que c'est important pour moi. Tu te décides pas à courir 42km195 du jour au lendemain sur un coup de tête. Un Marathon ça se prépare et surtout : ça se respecte. T'y vas pas à l'arrache, sinon tu restes dans ton canapé.

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Mais là, concrètement et honnêtement : je n'étais pas prête.

OK, il y a eu la sale affaire des 3 côtes fracturées fin Décembre et l'obligation de m'entraîner sur tapis de salle afin d'éviter les chocs.

Et en Mars : Maya. Le soir je préférais m'occuper de mon chien et profiter encore un peu d'elle plutôt que d'aller m'entraîner... Même la sortie longue du dimanche, je culpabilisais de la laisser quelques heures car je savais que je n'avais plus longtemps à ses côtés.

Voilà.

Ce ne sont pas des prétextes. Juste du factuel. La prépa, il m'en manquait quelques semaines.

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Et puis, comme on dit : Show must go on. La vie continue. Ne pas courir, ne pas me présenter au Marathon : ça ne me ramènera pas Maya. 

 

L'endurance, je pense que je l'avais. Le mental : pas trop (ou alors c'est le contraire, je sais plus trop, c'est encore embrouillé).

Donc maintenant on arrête le pathos et on passe au compte-rendu.

 

Les quelques jours d'avant... 

Avec ma Nadia et mon Guillaume, on s'aligne sur les 15km du Run My City.

Les gars, cette course : c'est l'une des meilleures que j'ai pu faire jusqu'à présent !

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Au départ on avait un peu le doute : 1ère édition d'une course de 4000 personnes dans Paris partant des Grands Boulevards et passant à travers les monuments de la capitale. Un Run urbain si tu veux.

C'était : géant ! Même si la circulation n'était pas coupée. Incroyable.

Tu sais quoi ? On a eu le droit de courir DANS l'Opéra Garnier. C'était magique ! Tu imagines le concept ? Fabuleux. Normalement dans cet endroit ya des gens en tutus. Là y avait que des gens en baskets et en short.

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Puis on s'est fadé toutes les marches pour monter jusqu'à Montmartre afin d'aller toucher les nichons de Dalida (paraît que ça porte bonheur, tu penses bien que j'ai peloté tout c'que je pouvais...).

Une traversée de Paris, des endroits insolites, un observatoire, courir DANS la Mairie du XVIIIème au son d'un DJ en folie, faire des doigts d'honneur, rire, prendre des photos, assister à un cours de gym, écouter du Gospel dans un théâtre, monter des milliards d'escaliers. Tout était normal.

Franchement : courez-y. Ya des Run My City dans pas mal de villes de France avec diverses distances.

Nous on a fait 24km pour 3h30 en tout ce jour-là et on a adoré !

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La Préparation :

Même Sketch que d'habitude : 3 litres d'eau à 10h du matin avec du Malto & du Stimium dedans, et 4 en tout pendant la journée. De l'homéopathie pour protéger ses articulations, ses os et son bidou avec de la Citrate de Bétaïne (pas besoin que je te réexplique le coup du popo, ya un minimum de dignité).

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Sur Instagram, je discute transit, régime quinoa et pipi avec une parfaite inconnue qui vient de Pau pour faire son premier Marathon. Claire si tu passes par là : proud of U, girl !

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Mon Médecin traitant ne veut toujours pas me doper. Paraît que c'est interdit. J'ai beau lui répondre que je ne vois aucun inconvénient à faire pipi violet vu que je suis pas Kényane. Rien à faire... C'est proprement scandaleux.

 

Le Jour J :

Pour l'équipement, j'ai tout détaillé sur mon compte Instagram.

Je retrouve Nadia, Guillaume & Hugo au Métro Kléber.

Comme d'hab' : je fais la gueule.

Puis,nous rentrons dans le sas de départ. Une Américaine me demande de la prendre en photo.

Les autres ricanent.

Je réponds : "Are you choure ? Bicoze you know, I am a tanche...".

Je prends la photo.

L'Américaine me dit qu'elle n'a jamais vu une telle qualité de sa vie et que je peux être photographe professionnelle. Ouais les gars, c'est vrai !

Je gonfle les plumes et je réponds que mon talent est méconnu.

Du coup je fais la belle. On a même pris une vidéo. C'est ICI.

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Je regarde Hugo. C'est son premier Marathon. Je crois qu'il bave...

Non. J'en suis sûre : il bave. On lui promet un bon dépucelage.

Le départ est donné. Sensation incroyable de dévaler les Champs-Elysées libres pour nous.

Il pleure. Il a trop d'émotion dans le dedans de lui-même.

Je lui dit : "Pleure pas maintenant chéri... Tu auras tout le temps à l'arrivée...".

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Il fait beau, très beau. Et chaud...

Ça va être ça le problème : les jours précédents on était en doudoune. Là on est dimanche matin, on doit courir 42,195km et il va faire 26 C°. Le corps ne s'est pas habitué.

On ne le sait pas encore, mais on va grave souffrir...

A Châtelet, on entend un mec chanter "Aiiiiiiimer c'est ce qu'iiiiiil y a de pluuuuus beau". On rigole. Notre ami le lapin gainé : Yoann, avec sa radio sur le dos où il a enregistré des comédies musicales. Il est là pour faire le show. On est morts de rire et on chante avec lui. Des coureurs lui demandent de rester.

Jusqu'au Semi-Marathon : rien à dire. C'est une promenade de santé. Une sortie longue, une balade.

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Crédit Photo @Annelore de BabaoRun

 

C'est pas de la blasitude. Finalement, courir longtemps on est habitués.

On refait même une vidéo, c'est ICI.

Niveau objectif chronométrique, on est (bizarrement) dans les temps (et même un peu en avance).

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C'est à partir des quais que tout s'est barré en couille.

La chaleur est devenue insupportable. Heureusement que les Pompiers de Paris arrosent régulièrement les coureurs.

Et c'est à ce moment précis qu'on a vu : un mort. Vision horrible. Après on a su qu'il y avait eu 3 réanimations cardiaques.

Ouais les gars.

Là t'as le moral qui descend à zéro, crois-moi. Découragement et tout. A quoi bon courir ? A quoi bon se lancer des défis. A quoi bon être Marathonien ?

 

Pis tu continues. Parce que t'es là... Et que les images faut les effacer de ton cerveau.

Dans ta tête de toutes façons ya du brouillard et du caca.

Pour couronner le tout : au ravitaillement du Troca, j'ai paumé Guillaume et Nadia (Hugo nous avait laissés depuis Vincennes car il en a eu marre de se traîner 3 boulets).

Mais moi je veux pas rester toute seule. Je ne peux pas faire un Marathon toute seule. Je sais pas faire ça. Nadia & Guillaume sont mes béquilles. On court toujours ensemble. J'ai besoin d'eux (et j'crois qu'ils ont besoin de moi aussi quand je braille des insanités et que je hurle que je veux découper tout le monde).

J'ai les cervicales tétanisées. La chaleur sans doute... Je cours en me massant le cou et les épaules. C'est d'un pratique...

Comment je suis allée du Troca au Bois de Boulogne ? Aucune idée. Y avait un grand trou noir et je suis tombée dedans. Un monde parallèle dont je ne me rappelle plus, avec les p'tits hommes verts et tout.

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Sur le parcours, une lectrice m'a fait une pancarte... #coeurlove (Merci Anne Fee !)

 

Passy. J'entends : Soniaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!

Nadia & Guillaume derrière moi. Enfin !

C'est le km 34 ou 35, je sais même plus tellement mes neurones sont restés sur les quais avec la personne sous les bâches.

On se retrouve comme des gens après la guerre. C'est n'importe quoi.

D'habitude, on voit souvent les camions de secours dans cette partie. Là c'est toutes les 5 minutes qu'on nous demande de nous pousser.

Une hécatombe...

Tu vois un type genre costaud, pas un rigolo quoi. Il est devant toi, il court. Puis, tout d'un coup, il tombe.

Tout le monde tombe. Des mouches.

Ya des gens partout par terre, étalés. Un mec donne des claques à une fille, toute blanche. On dirait que le Bois de Boulogne a été touché par un truc nucléaire... C'est horrible...

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La chaleur est écrasante. Je ne contrôle plus mes jambes. Je suis montée sur 2 flageolets. J'ai peur de tomber aussi. Très peur. Pour la première fois cette année, je tremble à l'idée qu'il m'arrive la même chose que ces personnes : tomber. A quelques kilomètres de l'arrivée. Je ne veux pas monter dans un camion. Je ne veux pas.

A un tournant  : Frogita sur son vélo. Elle n'a pas pris le départ cette année pour cause de blessure. Elle m'attend depuis 45 minutes pour faire un bout du parcours avec moi.

Nadia & Guillaume sont devant. 

Ce Marathon c'est n'importe quoi.

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Crédit photo @Frogita dans la joie, l'élégance et l'allégresse...

Normalement on passe devant Roland-Garros. Plus maintenant. A présent faut faire une boucle devant la Fondation Louis Vuitton. Ça perturbe ce changement. T'as l'impression que le parcours est rallongé que ça n'en finit pas.

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#Vulgarité

 

Toujours les gens par terre... Je suis au bout de ma vie. Et je paume Isabelle.

Il reste 2km... J'en vois pas le bout et j'ai l'impression qu'il va me falloir 3 heures pour les faire.

Je pleure. J'appelle Maya, parce que je sais que cette fois-ci elle ne m'attends pas à la maison à mon retour... Je lui demande de m'aider. J'arrache mon chrono sous le dossard car j'en ai marre, marre, marre.

Et soudain je vois la Porte Dauphine, la ligne d'arrivée... Je lève les bras (et je vois Maya pendant 1/4 de seconde, sur le côté...).

Le public massé derrière les barrières me porte. Je retombe dans le grand trou. Mes jambes sont anesthésiées. C'est la clameur de la foule qui me fait flotter sur l'Avenue Foch. Le bruit, la musique...

La ligne d'arrivée.

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Tout le monde a cru que je souriais sur cette photo... Non... Je pleurais...

 

Je suis Marathonienne pour la 4ème fois de ma vie.

Je ne sais pas comment j'ai fait.

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Sinon, en rentrant, tu sais ce que j'ai fait ?

Dans le métro... J'ai... Hum... Comment dire... Nan mais ya vraiment qu'ici que je peux expier ma conneurie.

J'ai viré un môme de son siège pour m'asseoir. Ouais.

Nan. En fait, chuis arrivée avec le même regard que le Chat Potté (tu visualises ?). J'ai même pas eu besoin de parler. Sa mère a rigolé et a dit : "Laisse le cadavre la dame s'asseoir". Inutile de te dire que le môme m'a fusillé du regard et que j'ai pris sa place.

 

"Free your mind and your ass will follow". C'est ça la phrase de Spike...

Et c'est de Funkadelic.

 

Mon chrono ? Je l'ai arraché parce que c'était nul... Au final, Yoann le lapin gainé chantant, il a bien résumé : "J'ai préféré faire le zinzin, ça m'a pas empêché de faire 1000 bisous. Au fait : Finisher c'est le principal. On s'en claque du temps. T'auras le temps de briller un autre jour :)".

 

 

Commentaires

  • L'année prochaine, je n'aurai PAS de brunch juste après et je t'attendrai... pour faudra que je refasse une pancarte, vu que je l'ai laissé en souvenir au gentil organisateur Oasics.
    Mais au moins, j'en ai fait sourire des coureurs, costauds, pas costauds, maigrelets, tout secs ou plus rondouillards, tous dans la douleur, ça c'était très clair... On gueulait des encouragements avec d'autres spectateurs...

    Bravo, bravo d'avoir fini, Yoann a grave raison (et cette explication d'émoticones du marathon m'enchante toujours autant... surtout le après je crois...)

    #coeurloveettoutettout ;)
    A.

  • Ta pancarte est absolument exceptionnelle et je t'en remercie encore !
    Pour les émoticônes, ce sont les plus représentatives que j'ai pu voir... Tellement réalistes :)

  • Tu es merveilleuse Sonia. Il y a tellement d'émotions dans ce que tu décris.
    Je prends le départ d'un (petit) 6 km le 14 mai prochain. À cause de grâce à toi. :-) Te dire merci est si insignifiant par rapport à ce que la course m'apporte. Mais je te le dis quand même : MERCI !!! Et surtout, continue.

  • Je te souhaite d'y prendre énormément de plaisir. La première course est toujours la plus importante et restera inoubliable. Quand tu franchiras la ligne d'arrivée de ton 6km tu te sentiras pousser des ailes, tu verras :)))

  • Sonia....BRAVO !!! 4ème marathon !!! Tu realises ?!!! Bravo donc et merci. Merci car j'ai couru ce marathon de Paris cette année, mon 1er marathon ! Et pourquoi ais-je décidé ça à 41 ans ?! Parce que j'ai découvert ton blog, lu tous tes billets post marathon, qu'ils m'ont mis les larmes aux yeux, qu'ils m'ont fait hurler de rire. Grâce à toi en fait je suis MARATHONIENNE, moi la fille qui ne refuse jamais un apero surtout s'il est accompagné d'une clope, moi la fille qui jusqu'alors n'osait timidement s'aligner que sur des semi. ..Aujourd'hui, après 4h30 de larmes, de sueurs, de sourires, je suis FINISHER. Grâce à toi ! MERCI !!! Je t'embrasse et RDV peut être le 8 avril 2018 car, bien sûr, je remets ça ! ;-) Stéphanie

  • Tu as toutes mes félicitations et je suis hyper fière de toi !!!
    C'est quand je lis un commentaire de ce type que ça me fait le plus plaisir de partager avec vous !

  • Tu l'as fait, malgré TOUT. Et TOUT, pour toi cette année, c'était beaucoup. Jai mon premier semi dans 15 jours, toute seule, apres 3 mois de prepa difficile. Je me chie dessus de viser 2h, j'ai peur de me décevoir.
    Mais l'année prochaine, je tente le marathon de Paris, sans chrono cette fois. Je sais pas avec qui, mais depuis 4 ans et ton premier récit, je SAIS que ce sera celui là qui me fera affronter la distance reine....
    Bravo Sonia, et merci de m'avoir fait chausser les baskets (verdict bientôt...).

  • Je n'ai aucun doute que tu réussiras ton premier Semi en beauté.
    Surtout ne t'en fais pas : je te surveille de près :)))

  • "Free your mind and your ass will follow" du group Funkadelic des années 70. Bravo Sonia!

  • Je peux te dire que cette médaille je suis allée l'arracher avec les dents et en rampant...

  • Oublie mon commentaire, à part le bravo biensûr. J'avais pas lu jusqu'à la fin.

  • C'est pas grave :)))

  • "Avec les dents et en rampant"???
    c'est pas siouper pratique pour courir...

  • Oui je te l'accorde ;)

  • Ah, merci aussi de ma part Sonia!!! A mes 40 ans c'est aussi grâce à toi que j'ai osé me présenter! Malgré beacoup des personnes qui me disaient que je n'arriverait pas!! C'est vrai que ça a été dur mais un enooooooooorme plaisir aussi!!! Merci de nous transmettre ta force!

  • Faut pas écouter ceux qui te disent que ça n'est pas possible.
    Ils ne sont pas dans ton corps et dans ta tête.
    Ce que tu peux et veux faire : il n'y a que toi qui le décide.

  • et malgré tous ces obstacles devant toi, tu as fini ce marathon. je suis, une fois encore, cette fois plus encore, impressionnée. un grand BRAVO

  • C'est vrai que ça n'a jamais été aussi compliqué...
    Mais pas une fois je n'ai songé à abandonner.
    Je prends un départ de Marathon : c'est pour le terminer.

  • Félicitations pour ce quatrième marathon !
    Mon cher et tendre l'a couru aussi (c'était son premier) (on ne dira pas qui l'a poussé à s'inscrire après avoir lu tes articles), et il en a bavé plus que ce qu'il pensait (pour la petite histoire, quand il est arrivé et que j'ai voulu lui faire un câlin, il m'a dit "me touche pas j'ai chaud et je transpire" - OK OK).
    Bref, tout ça pour dire que : bravo (encore), et que cette année ç'a visiblement été l'enfer pour pas mal de monde. J'espère que la météo de l'année prochaine sera plus clémente :)

  • Félicitations à ton chéri !!!
    Comme je le comprends...
    Moi à l'arrivée je ne pouvais plus supporter que ma propre gueule (et encore).
    J'ai enlevé ma ceinture porte-bouteilles et j'ai tout filé en disant : "Tiens : prends. Je peux plus rien porter. Même me tee-shirt Finisher est trop lourd dans mes mains".

  • Normal t'es inversée.

  • Bravo Sonia !
    Les circonstances étaient exceptionnelles à tout point de vue. Ca reste une expérience unique. Tu es une warrior !
    J'ai couru mon 1er marathon ce w-e et la lecture de ton blog m'a bien boostée pendant cette longue période d'entrainement hivernal. Donc merci ;)
    Ca t'amènera peut-être un peu le sourire : la poche à eau de mon sac s'est mise à fuir dès le 1er km. Plutôt que de la balancer, je l'ai gardée (mais pourquoi !!!) et mes fesses sont restées au frais tout du long. Trempée derrière et avec à l'avant la vision de comme si j'avais pipi dans ma culotte. La loose, quoi.
    Pendant 42 bornes, je me suis dit : "j'espère que ça se verra pas sur la photo finish". Voilà comment t'occuper l'esprit pendant un marathon. :D

  • Ah oui la lose effectivement de courir le fesses trempées pendant 42 km :)
    En tous cas : fierté pour toi !!!

  • BRAVO ! Un grand BRAVO. J'ai couru dans une autre vie (j'ai arrêté à cause d'un menisque) et je sais à quel point c'est dur. Toutes les courses que l'on fait sont différentes. Cela dépend tellement de choses et pas uniquement de la préparation physique. Quelque part là haut Maya doit être fière de toi. Encore toutes mes félicitations et merci pour ce récit tellement réaliste et plein d'émotions.
    PS Rien à battre du temps - Tu es finisher pour ton 4ème marathon dans un contexte pas évident et c'est génial !

  • Oui finalement c'est tout ce que je retiens... Même si d'aucuns diront que ça n'est pas vraiment être Marathonienne que de le faire dans ces conditions : je m'en tape de l'avis des autres.

  • Ben dis-donc, j'ai eu les larmes aux yeux en lisant ton article et aussi en lisant les commentaires: tu te rends compte des gens que tu motives? Je trouve ca beau, ca me redonne foi en les reseaux sociaux dis donc! D'ailleurs je fais parti de ces gens, depuis le 5 mars j'ai a mon actif 1 semi marathon grace a toi et au groupe des zouailles sportives. J'en ai tellement chie que je mesure encore + aujourd'hui l'effort que ca doit etre d'en faire 2 d'affile!

    Maya est sans aucun doute fiere de toi et je suis sure qu'elle a fait son compte-rendu habituel la haut, en se la racontant comme toujours parce qu'elle le vaut bien!

    Ah oui et aussi je voulais te dire que le chrono on s'en fout, je trouve que tous ces challenges sont avant tout des combats contre nous-meme et tu as gagne :) tout le monde ne peut pas se targuer d'etre marathonien, encore moins 4 fois. Que tu ais fait 3h, 4h, 5h ou meme 6h on est nombreux a etre fiers de toi.

    Plein de sinceres bisous

  • Merci infiniment...
    Oui ce qui me plaît le plus est de motiver les gens qui pensent que c'est impossible à faire ;)

  • Bjr Sonia, j'attendais ton compte-rendu avec impatience et je n'ai pas été déçue (juste un peu inquiète de ton silence, la chaleur a fait des siennes le jour J, je suis donc soulagée de te lire). Que d'émotions ! J'ai lu que le MDP était l'un des plus populaires avec de nombreux coureurs amateurs qui sousestiment la distance et se surestiment d'où l'hécatombe...A mon humble avis, peu importe le temps : le principal est de finir. Les marathoniens de 3h consentent des sacrifices, ceux de 5h font des efforts, mais à l'arrivée quels bouleversements (comme ton ami, j'ai les larmes aux yeux au départ sur les Champs et à nouveau au 41ème km lorsque je me rappelle de tous les entraînements, des refus aux invitations parce que "non tu comprends je cours tôt demain"...) mais tout est oublié face à cette arche d'arrivée devant laquelle dans ta tête tu accélères alors qu'à l'extérieur tu es sûrement une épave pour les spectateurs... Bref bravo à toi et un grand MERCI pour tes billets inspirants.
    PS / 3615 ma vie : cette année j'ai pris ma revanche et ne me suis pas blessée, signé une tortue de course !...(toutes mes excuses pour le long billet lyrique mais ceux qui savent savent : j'ai aussi les larmes aux yeux en lisant les ressentis des marathoniens après leurs courses)...

  • Ayé tu as pris ta revanche sur l'an dernier et c'est bien mérité !
    Je suis très très très fière de toi :)))
    Merci pour ce gentil commentaire en tous cas, c'est tellement vrai !

  • Alors toi le côté "vulgaire" c'est pour raconter ton périple ... et franchement tu peux l'exposer tout en haut des marches de Montmartre cette médaille vu comment t'as cravaché pour l'avoir !!!!!!!
    Tu l'as méritée pour tout plein de p***** de bonnes raisons :-)
    Et ben moi ... la vulgarité j'l'avais en essayant - vainement - d'ouvrir IG dans le train pour essayer d'avoir des news en live de Nadia et toi ... du coup ça sortait en version patois Normand pas très joli mais que personne ne comprend
    "Crénon d'non de diou, pourquoi il est tout pourri ce Fi d'taôpin de réseau dans ce train ? Et la grosse coche à côté TAGOULE avec ton téléphone à fond !"

    Allez fonce boire un p'tit canon et déguster une pâtisserie en terrasse !

  • Oh mais que c'est chouette de lire ça !!!
    Pour sûr que le langage fleuri, ça pendant la course : y en avait...
    Chastes oreilles fuyez :)))

  • Je suis sans voix devant autant de force de caractère et de volonté !....
    Alors juste bravo !
    Et par contre j'ai pas vu les grossièretés dans le billet c'est normal ?!?

  • Oh si si y en a plein... Dire que les gens du bureau me lisent... Chuis au top de ma crédibilité sur ce coup-là, tiens !

  • BRAVO... comme tous les ans j'ai pensé à toi .... en voyant les terribles images de corps souffrants j'espérais que tu sortes de cet enfer pas trop mal en point ..... Vu les circonstances particulières pour toi et les conditions climatiques, tu peux être fière de ta performance ... !!!!

  • Merci ma Val... Tu es toujours fidèle ici...
    Comment va Aymeric ???
    Je t'embrasse très fort.

  • Aymeric va bien....il vit..il est amoureux et voir son large sourire quand il est en compagnie de son amoureuse me rempli de joie.
    Il va sans doute quitter la Bretagne et maman, et migrer vers Paris pour finir ses études, il espère rentrer dans une école ds le 17eme, du coup en ce moment c'est difficile moralement, il ne saura que mi-aout si il est reçut et nous ne pouvons pas envisager de chercher un logement avant, donc période d'angoisse, surtout qu'on risque d'être confronté à la pénurie de logement ....tout ça reste ds détails bien sur, l'important étant ailleurs :)

  • J'adore la pancarte de ta lectrice, ça a dû te donner le sourire et un regain de tonus. Bravo à elle - et à toi! Tu l'as fait (encore).
    Merci pour tes billets, qui me donnent chaque fois l'envie d'aller courir.

  • Elle m'a envoyée la photo la veille pour que je ne la rate pas. Ça m'a mis les larmes aux yeux tant de bienveillance...

  • Au fait !!!! Rien à voir avec la choucroute mais si un peu quand même ... Tes chaussures sur ressorts, contente ? Et des bons plans à partager en terme de crèmes ou compléments à utiliser avant mon premier semi fin mai ? :-)

  • Félicitations pour ton 4ème marathon !
    Quel courage, mais BRAVO quoi ! Je me souviens de ce dimanche il faisait super chaud, j'ai pensé à tous les coureurs qui devaient en baver... vu que déjà j'avais du mal à tenir au soleil à rien faire sur ma terrasse :-)
    J'espère un jour pouvoir courir un marathon, ça fait partie de ma life list ! On verra :-)
    PS : Trop mimi la petite Louise... une bouille à faire fondre les pierres :-)

  • Félicitations pour être venue à bout de ce gros morceau - le plus gros, malgré l'expérience réitérée déjà quatre fois ! Je ne vais que répéter ce que beaucoup d'autres t'ont déjà dit avant moi, mais le chrono on s'en fout. Enfin, on s'en fout et on s'en fout pas, mais finir un marathon aussi difficile que celui-là l'a été (pour tout un tas de raisons), c'est une fichue victoire. La plus grosse peut-être, même, en fait.

    En attendant, tu es inspirante, tu sais. Là non plus je vais pas être originale, mais j'ai commencé à courir grâce à toi, grâce à ton expérience. J'avais toujours été un cauchemar de prof d'EPS, et il y a deux ans et demi, j'ai économisé quelques sous pour m'offrir ma première paire de runnings. J'ai commencé tout petit, puis j'ai voulu courir un semi, puis un deuxième. J'ai couru le Marathon de Nice en novembre et, à ma grande surprise, j'ai franchi la ligne d'arrivée en un seul morceau. Je cours souvent de façon anarchique, mais j'ai envie de faire mieux, d'être plus régulière dans ma pratique. J'ai déjà mon dossard pour le Marathon de Paris 2018. J'en reviens pas de ce que je suis devenue, de l'endurance développée chez quelqu'un qui était pas sportif du tout à la base, de la volonté aussi. Le running, ça vous change une personne en bien. Merci pour ça Sonia, du fond du cœur.

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