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mardi, 24 septembre 2013

"L’Algérie m'a fait perdre l'espoir de vivre dans la dignité".

Aujourd'hui, un billet pas fait pour rigoler (ça arrive ici de temps en temps).

Juste pour relayer...

Parce que ça me touche.

Parce que ce texte me bouleverse.


 

photo-drapeau-algerie.jpg

 

 

Par : Rédaction WEB/ LIBERTÉ (lien source en cliquant si vous voulez relayer. Ce n'est pas pour faire de la pub à mon blog).

Une lectrice, Meriem, 28 ans, a envoyé un texte, à la rédaction web de Liberté. Un cri de détresse à lire. 

"Au nom de la liberté, n'ignorez pas mon message, je veux témoigner, informer, péter un câble peut-être, mais cela reste mieux que de m'immoler par le feu... Je veux que ma voix retentisse, je veux parler pour ces jeunes, qui se donnent la mort rongés par le désespoir de pouvoir voir un jour ce pays se relever, ce pays au grand corps malade, aux membres défectueux, qui ne cesse de sombrer, nous tombons un à un de Charybde en Scylla, entre les barques de la mort, l’illusion de l'eldorado à l'autre rive de la méditerranée et le chômage, la pauvreté, la misère, l’amertume dans un pays où nous sommes devenus étrangers. 

Par où devrai-je commencer ? Existe-t-il des gens heureux dans ce pays ? J’aimerai bien les connaitre, j'ai 28 ans, une femme algérienne, célibataire, au chômage, vous voulez en savoir plus ?

J'étais la première de ma classe ; la première de tout le lycée; j'ai eu mon bac à 16 ans ; terminé mes études universitaires à 20 presque 21 ans, j'ai pu dénicher un petit boulot d’enseignante vacataire à l'Université, j'enseignais 3 heure par semaine, et à la fin de l'année, j'ai touché mon salaire... 5 000 DA... (45€).

J'ai ensuite intégré des sociétés étrangères où j'ai bossé comme une esclave, 12h par jour six jours sur sept, et c'est là que j'ai découvert qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond, l'Algérie, notre cher pays fait appel à des étrangers qui touchent 20 fois mon salaire pour qu'ils nous volent, mon boss était cameraman de formation il ne valait rien dans son pays, ils l'ont ramené pour superviser des travaux de piping (gaz et pétrole) un autre boss était magasinier de formation, il avait l'habitude de compter les casiers de pommes de terre et de carottes, ils venaient tous avec des diplômes (fake), des diplômes d'ingénieurs et de superviseurs...

Tout le monde était complice, ces pseudos patrons (…) avaient tous les avantages, ceux de vous humilier, de vous imposer leurs idées, leurs méthodes de travail, leurs incompétences... et de la pression, beaucoup de pression au vu et su de nos pseudos autorités, ils vivaient dans des bases de vie semblables à des hôtels 5 étoiles, avaient tous les avantages du monde, et surtout pouvaient décider de votre sort: "ce mois-çi je termine ton contrat"...

Après tout ça, venez me parler des désastres causés par l'explosion de telle usine ou telle structure pétrolière... car ceux qui l'ont bâtie ne sont rien d'autre que des ratés dans leur propre pays et que nous importons. 

Ils n'envoient jamais des gens compétents en Algérie, car elle est classée zone à grand risque, tout ceux qui y débarquent ne sont rien d'autres que des vautours aventuriers, avides de faire fortune en un temps record. 

Honte à cette Algérie.

J'ai 6 ans d'expérience, je parle 4 langues... et je me retrouve au chômage, j'essaye de trouver du boulot dans ma petite ville (qui n'est pas la capitale)... vous dites l'Anem (Agence nationale de l’emploi, ndlr) ? Personne ne vous reçoit. Je suis allée à l'Université dans l'espoir de trouver un boulot même en tant que vacataire... dans les bureaux de l'administration je n'ai trouvé que des vieux... hideux, dont les racines pourries sont enfoncées bien au fond, des vieux dépassant la soixantaine qui boivent du café, lisent des journaux, et vous répondent avec dédain: « allez voir ailleurs ».

J’allais me contenter de 5 000 dinars par an, car même les 9 000 DA (80€) de la DAS (l'Action Sociale de Wilaya ) je n’ai pas pu en bénéficier... 9 000 DA de charité, du Ministère de la Solidarité... je n’ai pas pu en bénéficier aussi ! 

A QUI APPARTIENT CE PAYS ?

Ma mère ne le comprend pas...

Elle ne cesse de me répéter que je suis une ratée, que je fais pitié... que j'ai raté ma vie, et pourtant j'ai tout fait pour réussir, votre Algérie m'a fait perdre l'espoir de vivre dans la dignité, je ne veux pas l'aumône, je veux mes droits.

Je ne veux pas que mon seul espoir soit un homme... J'aurai aimé être née dans une époque où les femmes n'allaient pas à l'école ; j'aurai aimé être ignorante, me marier à 16 ans avoir 10 gosses...

J'aurai aimé ne jamais avoir conscience de tout ce qui se passe, des manipulations du pouvoir, de l'hypocrisie...

J'aurai aimé être simple d'esprit, illettrée... et être heureuse, j'aurai aimé ne pas être algérienne". 




Commentaires

J'ai eu du mal à lire jusqu'au bout tant l'écran me paraissait trouble. Submergée par l'émotion.
J'ai mal à mon Algérie...

Écrit par : Moby | mardi, 24 septembre 2013

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Et moi donc... C'est Mimine qui m'a envoyé ce texte...

Écrit par : SONIA | mardi, 24 septembre 2013

Son seul espoir serait de quitter son pays.:(

Écrit par : Ahava | mardi, 24 septembre 2013

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Je ne pense pas que c'est ce qu'elle veuille faire.
Elle le dit au début.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Partir, ce n'est vraiment pas une solution : son pays a besoin d'elle, de gens comme elle. Pour changer le système, il faut être sur place.

Si tu peux Sonia, transmets-lui nos messages, nos voeux de courage, nos pensées positives et notre espoir qu'un jour, pas trop lointain, tout ça changera.

Écrit par : Tania | jeudi, 26 septembre 2013

Je ne connais pas cette personne, et je n'ai pas ses coordonnées car son témoignage a été posté anonymement sur le site de Liberté, désolée...
Mais peut-être qu'elle tombera sur vos commentaires. Alors merci pour elle.

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

triste réalité :(

Écrit par : maki | mercredi, 25 septembre 2013

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Malheureusement oui...

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

C'est bouleversant. Le plus frappant, c'est que l'émotion dominante n'est ni la colère, ni la supplication, juste une immense déception et désillusion. Il faut absolument relayer

Écrit par : bouba | mercredi, 25 septembre 2013

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Oui, c'est remarquable... Elle l'aime son pays.
Tu peux relayer le texte via le lien de Web Liberté (pas mon billet, pas la peine, ce n'est pas à moi qu'il faut faire de la pub).

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Pff, quel texte. Pile au moment où je lis ça: http://www.rue89.com/2013/09/24/algerie-si-as-cancer-relations-meurs-246008

C'est la journée didon.

Écrit par : Scientifique à Poil | mercredi, 25 septembre 2013

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Et ben dis donc, édifiant ton article !

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Merci.

Écrit par : Ce Rise | mercredi, 25 septembre 2013

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Je t'en prie. Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, mais cette jeune femme qui a osé parler (enfin).
Trop rare pour que je ne le relaye pas...

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

c'est horrible !!! la pauvre ! c'est vraiment un appel au secours et elle reste digne ! malheureusement elle n'est pas la seule !! que ce soit en Algérie ou dans d'autres pays.
Même en France.....l'homme à tous faire de l'école de mes enfants a un doctorat en math !!
les jeunes cons qui se plaignent de se lever le matin pour aller bosser ou que leurs patrons sont des abrutis devraient lire ce billet !!

Écrit par : pitchounne | mercredi, 25 septembre 2013

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Oui, il aurait pu s'agir de beaucoup d'autres pays.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Je souffre en lisant ça :/
Je peux relayer sur facebook?
Gros bisous

Écrit par : Lily la Fée | mercredi, 25 septembre 2013

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Bien sûr ! C'est fait pour ça.
Mais le lien vers l'article (ya juste à cliquer dessus pour atterrir sur la page du Journal Liberté), pas mon blog (je ne veux pas en profiter pour me faire de la pub).
Merci beaucoup.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Ou va t'on le monde semble perdre ses repères et des actions que l'on pense bonnes ne le font finalement pas. Je suis très touchée par ce témoignage et ce que je ressens en le lisant c'est uniquement de l'impuissance et de la honte aussi.
Quoi qu'il soit Sonia merci aussi de nous ouvrir les yeux sur cette triste réalité.

Écrit par : Lucénie | mercredi, 25 septembre 2013

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Impuissance est le mot juste.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Je dois être particulièrement émotive aujourd'hui car j'ai pleuré ce matin en voyant un n-ième mendiant dans le métro, et re-pleuré en lisant ce texte, surtout la dernière ligne.

Quel monde.....je vais partir vivre avec le peuple Raïka de "Rendez-vous en terre inconnue" d'hier soir.

Écrit par : lucie | mercredi, 25 septembre 2013

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J'ai raté le début, mais ça avait l'air très chouette !
Je vais regarder l'épisode en replay.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

l'égalité n'est pas de ce monde, je me sens impuissante face à une telle détresse
on souhaite à nos filles de vivre libres, épanouies et heureuses, je souhaite à Meriem de trouver une issue dans l'impasse

Écrit par : barbalala | mercredi, 25 septembre 2013

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Je le lui souhaite aussi.
J'ai lu ce texte le matin. Il a tourné toute la journée dans ma tête...

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

J'ai terriblement honte. Ce texte m'a émue mais je ne comprendrai jamais la douleur que Meriem peut ressentir.
Je suis d'origine algérienne et j'ai la chance (je suis désolée je considère cela comme une chance) d'être née en France. Ma mère a tout fait pour nous éviter à ma sœur et moi ce destin. Elle s'est battue et aujourd'hui elle a la chance d'avoir une attardée de presque 30 ans qui continue ses études, mais cela convient à ma mère (et moi accessoirement) car c'est mon propre choix et je peux décider de mon destin.

Je ne suis pas proche de ma famille en Algérie mais je prends tout de même des nouvelles de temps en temps. Les anciens ne comprennent pas que je ne sois pas encore mariée, ils tentent d'ailleurs de me refourguer un mari tous les deux mois. Mes cousines elles... elles ont fait des études, ont obtenu de bons postes (vive le piston familiale). Mais malheureusement aucune n'a gardé son emploi. Et oui! à 25 ans il faut se marier! Elles ont toutes céder à la pression familiale, bien plus présente pour elles que pour moi grâce à ma mère si forte et courageuse. Elles ont abandonné leur emploi de greffière, infirmière, institutrice pour devenir de bonnes ménagères.
Une a tenté de résister, jusqu'à ses 29 ans. Finalement, avec son statut de paria, elle a épousé un pauvre paysan de 65 ans qui ne travaille pas et vit sur les économies de mon oncle (à 29 ans, on ne fait plus la difficile). cela a remis sur le droit chemin les autres qui ne voulaient pas finir avec un mauvais parti.

Malgré ma certaine distance avec cette famille, je ne peux m’empêcher de ressentir un profond attachement pour l'Algérie. C'es là que j'ai passé tous mes étés enfant, c'est la terre de mes parents, celle qui leur a donné la vie. Je ressens une profonde fierté lorsque l'on nous parle d'un français d'origine algérienne (et non tunisienne ou marocaine) ( et oui, le communautarisme existe même chez moi...)

Écrit par : lya123 | mercredi, 25 septembre 2013

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Lya, je suis peut-être d'origine marocaine (enfin j'ai la binationalité toussa), mais ton commentaire me parle beaucoup.

Écrit par : Scientifique à Poil | mercredi, 25 septembre 2013

Merci Lya, vraiment MERCI.
Je suis exactement dans le même cas que toi...

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Ca fait mal de lire ce genre de choses... Surtout lorsqu'on est en plein dans ses études, et que, même en France, on connait des diplomés au chomage ou employés dans des jobs qui ne leurs correspondent pas, faute de mieux... Ca ne donne pas espoir pour l'avenir !!

Écrit par : Morgane | mercredi, 25 septembre 2013

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Et oui... En France, il y a des similitudes (à part le salaire...).

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Terrible !!! Et sa mère qui ne la comprend pas...

Écrit par : patounettechatte | mercredi, 25 septembre 2013

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Non. Ca c'est réellement terrible.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

C'est déchirant, surtout la fin...

Écrit par : Christelle | mercredi, 25 septembre 2013

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Je ne peux même pas te décrire ce que j'ai ressenti en lisant la fin.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Ce texte m'émeut aussi, mais dans le même temps, ça me fait me rendre compte encore un peu plus que ma mère est réellement une warrior ^^
Ma mère est algérienne, kabyle plus précisément! Elle est arrivée ici en France à l'âge de 4 ans, et très vite, elle a compris que l'école serait sa seule planche de salut, sa libération (famille très nombreuse, 10 frères et soeurs par la suite, ça n'aide pas!) Elle s'épanouissait grandement dans le contexte scolaire, seulement voilà, à 16 ans, on veut la marier. A son cousin. Elle décide de fuguer (oui oui), chez une prof, d'ailleurs, mais est vite rattrapée par les parents, le patriarche, etc...Alors elle capitule, elle se marie. Ou plutôt, ON la marie. Un peu plus tard, elle est enceinte. Très vite sa trop grande intelligence est mal vue, on essaie de la faire taire, de la soumettre. Et comme c'est une forte tête, elle se fait maltraiter, verbalement, puis physiquement. Envers et surtout contre tous, ma mère divorce, beaucoup de temps plus tard, elle rencontre celui qui est aujourd'hui mon papa, un français (doublement mal vu). Elle me fera moi et ma grande soeur. Aujourd'hui, ma mère est "wanted" au bled, car ils considèrent que ce qu'elle a fait était très grave. Et c'est surtout la fin du texte qui m'a fait pensé à tout ça : Si elle n'avait pas bataillé, été studieuse, eu soif d'apprendre, brisé les codes, les idées reçues, elle n'en serait sans doute pas là où elle en est aujourd'hui...Et d'ailleurs, l'ironie veut que ma mère soit aujourd'hui assistante en cabinet spécialisé droit des étrangers :p

Écrit par : Math | mercredi, 25 septembre 2013

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Respect, grand grand respect pour ta mère !!!

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Son témoignage m'a touchée il est vrai et je comprends sa désillusion.

Mais on ne va pas brosser non plus un tel tableau!! Je suis algérienne j'ai passé tous mes étés en Algérie depuis 25 ans maintenant.

J'ai connu les faux barrages, les craintes du terrorisme plus jeune, puis les envies de mes cousins et cousines de partir "parce qu'il n'y a pas d'avenir ici" selon eux. Ces mêmes cousins et cousines sont ojd ingénieur, prof de fac, médecin connus et reconnus. Et leurs parents ne sont pourtant pas tout ça, le piston ne pouvait donc pas marcher, les connexions nécessaires n'étant pas présentes.

Alors oui il y a de la corruption, des tremplins grâce au réseau, un taux de chômage impressionnant MAIS ce n'est pas que ça non plus.

Quant au mariage et aux pressions familiales oui c'est présent. Mais pas partout ni dans toutes les familles non plus. On m'a dit à 15 ans que j'étais périmée.

Mes parents ont été respectivement 1 an et 6 mois à l'école en tout et pour tout. Ils ont toujours été catégoriques: les études avant tout, de cette façon j'aurais le choix de me marier de mon mari et de mon indépendance sur tous les plans.

Je compatis à la détresse et la désillusion de cette demoiselle. Mais je refuse d'en faire un stéréotype à colporter.

Écrit par : yasminou | mercredi, 25 septembre 2013

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Oui, tu as bien raison. Il ne faut pas faire de généralités.
Merci beaucoup pour ton commentaire !

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

C'est tellement terrible :(

Je connais peu l’Algérie, du coup y'a des trucs que je comprends pas.
Par exemple quand elle dit " l'Algérie, notre cher pays fait appel à des étrangers [...] ils venaient tous avec des diplômes (fake), des diplômes d'ingénieurs et de superviseurs... " Ca veut dire que ce sont des ressortissants étrangers qui occupent les meilleures places ?

J’imagine qu'il doit y avoir un système vérolé derrière, mais comme je ne le connais pas si quelqu'un pouvais m'expliquer :)

Écrit par : Amandine | mercredi, 25 septembre 2013

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Non, il ne faut pas généraliser, mais c'est effectivement très courant.
Les expat' en Algérie sont très bien lotis.

Écrit par : SONIA | mercredi, 25 septembre 2013

Je pense qu'il faut avoir un peu de distance vis-à-vis de ce texte et :
Rappeler qu'en France, même avec un Master 2, tu ne trouves pas forcément du boulot dans ta branche : des bac+5 qui te servent au mc do, c'est commun....la désillusion en cette période pourrie est une chose bien partagée.
Rappeler que le smic en Algérie est de 150 euros environ, et je trouve assez étrange que le témoin parle en euros.....à qui est destiné son témoignage ?
Rappeler qu'en Algérie, vu les mœurs, l'environnement familial, les us et coutumes; le coût de la vie : tu t'en sors mieux en Algérie avec un smic qu'en France.
Rappeler qu'en Algérie il y a des systèmes d'aides performants (pour les logements loués ou achetés, pour monter une société, pour l'achat de gros matériels pour travailler la terre...) qui feraient pâlir beaucoup d'autres pays et notamment la France : ils concernent toutes les tranches de la population : des personnes en difficulté aux classes moyennes et classes moyennes sup ....eh oui : pas comme en France où la classe moyenne paye pour tout le monde et n'a le droit à rien.
Rappeler que le monde du travail est pareil partout : un expat en France est mieux considéré qu'un employé français.
Je trouve bizarre qu'un ancien cameraman devienne chargé de projet dans une entreprise pétrolière....Je veux bien qu'il y ait du piston (comme partout) mais là c'est gros....de plus "elle" vise une entreprise publique très connue.
Je trouve bizarre qu'elle se plaigne de travailler 12 h par jour : c'est vrai que dans la plupart des sociétés en Algérie, les employés sortent vers 15/16h du boulot...mais pour une entreprise internationale, pour certains postes, c'est normal d'avoir des horaires plus extensibles et de se caler aux horaires et temps internationaux (le week-end correspondant normalement à jeudi /vendredi : dans ce genre d'entreprises il est possible d'avoir des week-end samedi /dimanche)

Je trouve ce genre de "témoignage" bien à point, eu égard au calendrier électoral....ou à la tentative de "faire croire que c'est terrible"....quel est le but ? de penser qu'il est possible de déstabiliser ce pays comme l'ont été la Tunisie ou l'Egypte....BONNE CHANCE
Je ne dis pas que l'Algérie c'est l'eldorado, mais franchement si certain(e)s veulent pleurer, pourquoi pas, mais commencer déjà par la situation en France et relayer sur le web et réseaux sociaux les doléances des français....

Sonia, je te lis souvent, j'aime bien ton blog même si je ne participe pas énormément (j'ai pas gagné un concours O_o' alors que je suis formidable) . Je veux juste dire que pour certaines matières, regarde qui veut "t'éclairer sur une situation " et pourquoi....

Écrit par : malouloute | jeudi, 26 septembre 2013

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Je suis complètement d'accord avec toi.

L'Algérie n'est pas l'El Dorado, mais c'est pas non plus un pays du tiers monde. On y vit bien et longtemps (mon grand père est mort à 107 ans et ma grand mère à 100 ans) on y mange bien, et on peut très bien s'y plaire.

Les expats sont très bien lotis c'est vrai. Mais quand on s'en donne les moyens les locaux aussi. J'ai une tante qui est l'un des chirurgiens gynécologues les plus connues du pays. Elle a été la pionnière des FIV PMA et autres.

Elle est orpheline de père et ce n'était pas bien vu à l'époque, sa mère ne connaissait ni l'arabe ni le français, et était malmenée par sa belle famille. Elle faisait ses devoirs par terre.

Aujourd'hui elle vit très bien. Elle vient meme aux conventions et collocs français pour y faire des discours.

Je suis assez peinée quand je lis "j'ai honte" ou "où va le monde". La misère, l'inégalité, l'injustice, la corruption ce n'est pas propre à l'Algérie pays en voie de développement. Cahuzac ça ne vous rappelle rien? Clearstream?

Un ami a un bac + 8 il est brillant, et il ne trouve pas de boulot. Il est en France et est français.

C'est dommage de stigmatisé.

Sans compter que oui, le texte tombe un peu trop à point nommé (non pas que je remette en cause sa sincérité).

Écrit par : Yasminou | jeudi, 26 septembre 2013

La conversion en Euros c'est moi qui l'ai indiquée.
Navrée pour la confusion.

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

je pensais que j'allais être censurée...

merci Sonia ; )

Écrit par : malouloute | jeudi, 26 septembre 2013

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Je ne vois vraiment pas pourquoi j'aurais censuré ton commentaire !
Tu avais envie de t'exprimer, et je trouve que ce que tu as écrit est très intelligent.

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

Il y a des choses un peu "grosses" dans ce texte mais beaucoup de vérités. Ma boîte envoie des ingénieurs en Algérie et ils sont bons vraiment!

Bref mariée 11 ans avec un mec de là bas, j'ai vu ses nièces, cousines être "condamnées" au mariage, ne voir en leur mariage qu'une porte de sortie de chez papa / maman mais qui les condamne à rester au foyer. Celles qui travaillent et ont des enfants sont aussi mal vues (comment peux tu laisser tes enfants?). Moi ce qui m'avait choqué c'est tout le tralala autour du mariage. Les filles l'attendent mais pourquoi ???
Ce qui m'avait aussi choqué dans mon ex belle famille c'est le poids du qu'en dira t'on .... dur à porter mais qu'elles relayaient quand même, mes ex belle soeurs qui ne voyaient en moi qu'une française .... Bref j'ai beaucoup de choses à dire sur l'Algérie, pays que j'aimerais toujours tant il est beau!

Écrit par : aurélie | jeudi, 26 septembre 2013

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Merci beaucoup pour ton commentaire, Aurélie.

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

Scientifique à poil: pardon mon message était trop long donc coupé en partie. Je ne voulais pas insister sur le coté algérien, juste le fait que lorsque cela concernait une personne de nationalité ou origine algérienne de manière positive ou négative, je me sentais concernée malgré mon manque de lien avec ce pays et que cela me surprenait de ressentir un tel communautarisme chez moi alors que je ne le supporte pas chez les autres.

Je n’arrête pas de penser à ce témoignage depuis que je l'ai découvert et il me bouleverse. Je ressens une profonde tristesse pour les milliers voir millions de Meriem, mais également tous les algériens qui malheureusement subissent cette situation.
J'ai appris en cours que l'Algérie était un pays riche, l'un des rares sans dette nationale. Malheureusement son propre peuple ne peut en profiter.

Et ce texte n'est pas une généralité mais il concerne beaucoup de monde en Algérie, peut-être pas à Alger mais dans les autres villes ou villages oui c'est vrai.

Écrit par : lya123 | jeudi, 26 septembre 2013

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C'est exactement ça !

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

C'est dur. Je me sens coupable de vivre si bien en France.

Écrit par : CB | jeudi, 26 septembre 2013

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Il n'y a pas à être coupable, il y a plutôt a être content de ce que l'on a.
Et je voudrais juste dire que la France a aussi sa misère et j'aimerais qu'également on ne l'oublie pas.

Du reste je souhaite beaucoup de courage à cette femme, elle le mérite et peut être fière d'elle.

Écrit par : Cassandre Paon | vendredi, 27 septembre 2013

Oui, c'est pourquoi j'ai dit plus haut que là il s'agissait de l'Algérie, mais que ça aurait également pu être un autre pays...

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

lol Sonia on dirait que tu découvre la vie, s'offusquer pr si peu de choses ...

Écrit par : janice | vendredi, 27 septembre 2013

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Est-ce que j'ai dit que j'étais "offusquée" ? Ce n'est vraiment pas le mot approprié.
Je ne suis pas non plus choquée.
Seulement : très touchée.

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

Eh bien! ...cela ne doit pas être facile de relayer ce genre de billet ici! Bien de l'avoir fait, je trouve.

Merci à Mimine. Du coup, je me suis abonnée à Libertés, pour en savoir un peu plus.

PS: trouvé "le peu de choses" tres offusquant, moi....

Écrit par : nikita | samedi, 28 septembre 2013

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Oui, moi aussi...

Écrit par : SONIA | dimanche, 29 septembre 2013

Mon grand père était Algérien, il a quitté le pays en s’évadant de prison pdt une guerre, il avait 27 ans, c'était au siècle dernier, il est mort il y a 25 ans, il n'avait jamais remit les pieds dans son pays ni revue sa famille.

Avec mon frère et même mon père on s'est toujours dit qu'un jour quand ça irait mieux là bas, quand le tourisme s'y développerait un peu on irait faire un tour pour voir...

On réalise que ce ne sera pas de suite.


Sinon je comprends son désarrois, il y a bcp de pays où on explique aux jeunes filles que l'accès au savoir c'est leur porte de sortie vers un monde meilleur... mais quand le pays autour n'évolue pas, le soucis c'est qu'elles ont alors la connaissance nécessaire pour réaliser ce qui ne va pas... au contraire de leurs mères qui ne voient rien

Écrit par : jujudus | mardi, 01 octobre 2013

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C'est un pays magnifique en plus... Les gens disent que ça ressemble à la Corse.
Le Sud est sublime.

Écrit par : SONIA | mercredi, 02 octobre 2013

Merci d'avoir partagé ce billet Sonia, édifiant. Qu'ils ne perdent pas espoir, ce sont les personnes comme Meriem qui feront avancer les choses.

Écrit par : Caro | jeudi, 03 octobre 2013

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Oui, il faut y croire.

Écrit par : SONIA | jeudi, 03 octobre 2013

Voila un triste témoignage bien pessimiste et qui ôte toute forme d'espoir nécessaire à ce pays qui pourtant en à besoin! Dommage que l'on relaye trop souvent une "image négative" qui pourtant colle trop souvent... parfois à tord à ce pays! Le clientélisme, certains "avantages" et toutes ces injustices sont pourtant bien réels dans de nombreux pays...même en France! Cette stigmatisation d'une Algérie oppressante ne reflète malheureusement pas la réalité de ce beau pays qui a bien d'autres qualités que l'on tait trop souvent malheureusement!
Je souhaite à cette jeune femme de trouver du travail car ce pays en à besoin! Je ne lui souhaite pas de contribuer à l'emoragie des cerveaux algériens à l'étranger... Mais peut être de persévérer et garder tout espoir et d'être fière de son parcours, de son combat, de son pays! L'Algérie a une histoire difficile! Bien d'autre avant elle se sont battu pour cette liberte! Rome ne s'est pas construite en un jour...L'Algerie non plus...

Écrit par : marie | mercredi, 09 octobre 2013

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Merci beaucoup pour ton commentaire, je le trouve très fort et très intelligent.

Écrit par : SONIA | mercredi, 09 octobre 2013

Bonjour,

Le post date un peu et je ne sais pas si c'est la peine de commenter encore (en tout cas bravo Sonia pour tes réussites course-à-piedesques !) mais j'ai été un peu surprise en lisant ce texte.
En fait dans une autre vie j'ai enseigné le français en Corée du Sud, et plusieurs de mes anciens étudiants sont partis travailler pour des missions dans l'industrie pétro-chimique en Algérie. J'ai eu de nombreux témoignages, et il se trouve que j'ai aussi été amenée à visiter une de ces bases d'expats.

Ça ne ressemble en rien à ce qu'elle décrit ! Déjà, ils étaient diplômés et sérieux. Ensuite, ils vivaient dans des algécos à l'opposé des campements cinq étoiles évoqués ici (à deux par petite caravane, avec des sanitaires plus que spartiates sans électricité, et sans intimité.) Et oui, les salaires correspondaient à ceux de Corée du Sud, plus élevés que ceux d'Algérie, mais restaient "normaux" et ils ne compensaient pas l'éloignement (les missions duraient plusieurs mois sans congé), le manque de distraction aux alentours (généralement c'est en plein désert), la présence 24h/24 sur le lieu de travail, le danger (les enlèvements de travailleurs étrangers contre rançon ne sont pas un mythe), etc. Alors quand le texte parle de vautours venus en Algérie uniquement pour gagner un maximum d'argent en un minimum de temps, je suis franchement surprise et blessée pour mes anciens étudiants.

C'est sans doute simplement une généralisation rapide et un peu maladroite, et je ne connais pas vraiment la situation algérienne... La plupart des hommes que j'y ai rencontrés m'ont assuré que ce n'étaient plus la décennie noire des années quatre-vingt-dix, et que désormais quand on cherchait du travail on en trouvait - pour les femmes, effectivement, je ne sais pas, même si j'ai rencontré plusieurs Algériennes travaillant à l'administratif sur cette base coréenne.

(Quant au fonctionnement de l'université française et aux chances de s'y faire embaucher même avec un doctorat, haha, c'est blanc-bonnet et bonnet-blanc avec l'Algérie !)

Rah bref, tout ça pour dire que je comprends l'amertume et la colère de l'auteure de ce texte, et que je lui souhaite de voir son cas s'améliorer, mais que je ne sais pas si que sa situation particulière décrit celle de TOUTE l'Algérie.

Bisous !

Écrit par : Anmryn | dimanche, 27 octobre 2013

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Merci beaucoup pour ton commentaire (joli pseudo !).
Non, effectivement, il ne faut pas généraliser. La situation est compliquée, et quelque peu sclérosée dans certains domaines, mais ce n'est pas le cas partout.

Écrit par : SONIA | dimanche, 27 octobre 2013

Moi aussi ce texte me touche d'un côté mais me rend très perplexe de l'autre.
Je connais bien le milieu du pétrole pour y travailler, et non on n'envoie pas de personnes n'ayant pas de diplômes ou ayant des faux diplômes en filiales. On y envoie même uniquement des ingénieurs dotés d'une solide expérience et sortant de très bonnes écoles car ils nous coutent chers, non pas en salaire mais en logistique, et on a aucun intérêt à aller tester quelqu'un sur des filiales aussi sensibles que l'Algérie...
Je ne vois pas pourquoi on enverrait d'ex cameramen sur des bombes à retardement qui ne demandent qu'à exploser au moindre faux pas...

Pareil, il y a de nombreux pays où les expatriés sont beaucoup, mais alors beaucoup moins payés que les locaux (beaucoup de pays d'Afrique noire dont nos plus grosses filiales, namely Angola, Nigéria... L'Algérie je ne peux pas dire, je ne vois pas leur fiche de paie). C'est à dire que des personnes ayant fait des années et des années d'étude, étant d'astreinte 7J/7 et à toute heure, étant privées de leur famille, de leurs amis, de leurs racines, de leurs cultures et privées souvent de vie car ils ne peuvent sortir de leur "camp 5*" (je me demande seulement si elle les a aperçus, les camps, et combien elle vendrait sa liberté de sortir quand et où il lui plait, une liberté que ces personnes n'ont pas !), ces personnes sont payées 2x moins que des locaux qui n'ont aucun autre attribut que celui d'être local, et de savoir visser des boulons.
Il est facile de tirer les extrêmes comme cette personne le fait et comme je viens de le faire.
Non le statut d'expatrié n'est pas un statut doré, et depuis longtemps malheureusement.

Par contre nous sommes d'accord sur un point, beaucoup de choses viennent de volontés politiques et il faut faire son possible pour les changer... Si son message peut les faire bouger les choses, ce serait réellement une avancée pour tous.

Écrit par : So | mardi, 29 octobre 2013

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Merci beaucoup pour avoir exprimé votre point de vue. Il est très intéressant.

Écrit par : SONIA | dimanche, 03 novembre 2013

Je trouve ce texte vraiment étrange je dis pas qu'il n'y a pas de problème en Algérie mais de la à toucher 45 euros par an faut pas abuser les smic c'est 150 euros et il y a une sorte de rsa pour les chomeurs qui est de 90 euros par mois.
Il y a pas mal d'opportunité la-bas, l'état prête beaucoup pour toutes les personnes qui on des projets ouvrir une entreprise, un magasin ou même acheter un camion pour faire des livraison.
Allez en Algérie et vous verrez dans quel genre de voiture ils roulent et les maisons qu'ils ont, ok y a de la pauvreté mais il en a partout, en France aussi c'est difficile bref en tout cas c'est sur qu'il a des personnes qui vivent mal mais en France aussi.
Et moi pour être proche de ma famille en Algérie, j'ai vu mes cousines allez à l’université avoirs des emplois après (sans piston) et se marier et continuer leur vie professionnelles. Les femmes de mes oncles travaille pritique toutes malgré le fait d'être marier avec enfants, faut allez faire un tour là-bas pour bien cerner la situation, je suis très proche de ma famille au bled et d l'Algérie j'y vais 2,3 fois par an, elle s'est vraiment améliorer depuis les années 2000 grâce à Dieu.

Écrit par : hayette | mercredi, 18 décembre 2013

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Oui, globalement ça va pas mal, mais la jeune femme de l'article a voulu exposer son cas précis.

Écrit par : SONIA | mercredi, 18 décembre 2013

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