mercredi, 04 mars 2009
Avant moi je croyais que...
Quand je pense aux conneuries que j'ai pu faire quand "j'étais minou" (c'est le Cousin Mimine qui dit toujours ça...).
Alors, j'étais justement en train de penser à des âneries aussi grosses que moi, quand j'ai vu que cette connasse de Spike avait pondu un billet dans le même jus.
Ben tant pis, j'm'y colle quand même !
1°) L'affaire des sourcils anglais (et ratés).
C'était à l'âge de 14 ans, tu sais quand ya les z'hormones qui se mettent à pousser d'un coup, et que tu sais pas comment que ça se fait, mais ya le dedans de toi-même qui réagit trop bizarrement à la vue d'un individu de sessoualité masculine...
J'étais en wayage d'échange scolaire chez les rosbeefs.
Et ma corres' à môa elle s'appelait Alicia et elle était Polonaise.
Dans not' groupe y avait une des filles françaises qu'avait atterri dans une super famille Rosbeef, avé une grande maison dans un grand parc. Avé des tas de chambres partout, et une salle de bain dans chaque chambre. Et un lit si énoooorme, que si tu en tombes tu te tues !
Y avait même un type pas rigolo du tout du tout, qu'était chargé uniquement de lui apporter son p'tit-déj'.
Moi, le père d'Alicia il était dans le fin fond du terroir Anglais.
Alors j'ai atterri dans une ferme où c'est qu'y avait 350 cochons...
Et vu que j'avais les z'hormones en éclosion totale, j'étais tombée gravement en amour d'un type Rosbeef qui s'appelait Branndeune, et qui jouait du tennis en pantalon à carreaux écossais. Je trouvais ça super sessouel qu'est-ce que tu veux hein...
Mais le problème c'est qu'à l'époque, j'étais pas trop dans le genre gatée par la nature tu vois...
Ma grand-mère, elle dit toujours qu'une fille change 7 fois de visage dans sa laïfe.
Vu qu'à la naissance j'étais de couleur jaune vif et que j'avais choppé la varicelle, et qu'après j'étais persuadée qu'un jour y aurait des ailes qu'allaient me pousser dans le dos (merci encore à la grand-mère...), et ben je pense qu'à 14 ans je devais en être à ma 2è ou 3è face seulement.
Et j'avais surtout un gros problème : mes sourcils.
Un mix très sympathique : entre la balayette à chiottes et les franges de rideaux (roulants et électriques c'est encore mieux).
Alors, un soir, j'ai regardé Alicia ma corres' qu'était en train de s'épiler soigneusement pour son boï-frènde.
J'ai soulevé un de mes sourcils pour mieux la voir, et j'a dit : rhooo, j'veux faire pareil ! File-moi ta crème dépilatouare !!! J'vais m'en mettre sur mes rideaux sourcils !
Elle a répondu : iou shoure ???
J'a dit : yesss ! Aï am shoure ! Aboule la came j'te dis, baï ze way !
Et comment dire...
Z'avez déjà essayé de faire un truc pareil ?
J'veux dire : vous fout' de la crème dépilatouare sur TOUT le sourcil ?
Et ben moi la vedette, aï did it !
Et j'me suis retrouvée avec la même tête qu'un chien nu du Mexique.
Paniquée comme j'étais et avé mon niveau d'anglais de l'époque, j'ai commencé à sauter partout dans la chambre en hurlant : ouatttt ouatttt ouattt ze fuck ???
Comme Alicia elle faisait de la peinture à l'époque (mais elle peignait que des cochons, donc c'est pas important), elle a eu une idée esseptionnelle.
Lumineuse même.
Elle a fouillé dans sa bouate de peinture et elle m'a dit qu'elle avait des feutres indélébiles.
Où c'est qu'y avait toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Sauf du noir. Evidemment.
J'a braillé : vaz-y file-moi du green !
Elle a répondu : iou shoure ?
J'a hurlé : yesss aï am shoure ! Close iour bouche !
Mais dans ma tête hormonée, green = grey (donc gris foncé qui fera noir en appuyant un peu).
Et qui c'est qui s'est retrouvée avec des ravissants sourcils verts olive, pendant une semaine, et qu'a du dire adieu à ses projets de mélange avec le beau Branndeune hein ?
La tête de ma môman quand elle m'a recueillie au retour : ben qu'est-ce que t'as fait à tes sourcils ? Où sont donc passés tes magnifiques rideaux tombants et tellement soyeux ? Tu avais un si beau regard... On aurait dit un joli chameau myope...
Moi : je les ai donnés à bouffer à des cochons...
jeudi, 30 octobre 2008
Ze Show qu'est dans le dedans du Show (en fait...)
C'est pendant le dernier défilé que j'ai fait mon coming-out bloguesque au niveau de mon travail de moi.
Chef adorée m'a dit : beutte alors c'est pour ça que tu looove tellement les cosmétiques ? Comment que tu fais in ze morning ?
Moi : ben je me lève plus early iou know. Aï préfère me tartiner la tronche plutôt que de stay in bed... Ouais je sais, aï know, aï am tarée spécheule...
Et après on a causé maquillage et toussa, et je l'ai même informée qu'un jour le gloss sauverait le monde, yes yes, incredibeule beutte trou !
Et t'sais quoi ? J'y ai même esspliqué le concept de blog de modeuse (donc pas le mien) ou c'est qui faut rentrer les pieds en dedans et se couper la tête. Et elle a bien voulu prendre la pose pour moi, mais elle a dit : not dans une "stioupide posicheune"...
Mais toutes ces considérations n'empêchaient pas qu'il fallait que je fasse mon boulot, c'est-à-dire, veiller à ce que le défilé il se passe bien, et que personne ne touche à chef adorée sans mon autorisation.
Et dans ces cas-là, j'te prie de croire que c'qui faut avant tout, c'est : se transformer en agent de la police municipale.
J't'essplique.
Ya 3 parties dans la tente éphémère : là où c'est que les mannequins ils se font coiffer et maquiller (le backstage beauté que ça s'appelle), la salle principale que c'est là où c'est qu'ya le podium avec les filles qui marchent dessus, avec des gradins pour les invités, et... ze plaïce too be : le backstage... Là où c'est que les filles elles s'habillent.
Et vas savoir pourquoi, mais tout le monde veut y rentrer dedans sans autorisation.
Surtout des gens qu'ont pas de badge.
Et après les gens y manquent de se taper dessus et nous on se fait insulter et tout.
Conversation avec un journaliste (véridique) :
Lui (1m45 les bras levés) : Hey toi là ! La grande cruche (donc moi...) je veux ton nom ! Comment que tu t'appelles ?
Moi, imperturbable : Monsieur, nous n'avons pas élevé les veaux ensemble. Enfin, si de votre côté vous en élevez, grand bien vous fasse. Je ne vous tutoie pas, et je n'ai donc pas à vous donner mon nom.
Lui (essayant de sautiller) : aaaah mais tu sais pas qui je suis hein ! Ton nom !!!!
Moi (regard n°47, çui qui fait pouffe snob) : on m'a parlée ?
Lui : t'en fais pas, ton nom je le saurai et t'entendra parler de moi hein !
Moi : bon ben c'est pas le tout ça, mais moi j'ai du gloss à remettre.
Les gens ils sont d'un malpoli vous trouvez pas ?
C'est ensuite que je l'ai vu...
Lui...
Un des travailleurs Buloniens !
Tranquillement accoudé contre un mur à regarder les nichons des filles toutes nues... Le Vaïce est partout mes enfants. Il s'insinue insidieusement là où vous ne l'attendez pas...
J'a fait plein de moulinets de bras en hululant : wouattttttt ! Wouattttt ! Mais qu'est-ce que vous foutates ici ???
Jamais j'a compris ce qu'il m'a répondu.
Pis après je l'a pu vu dutout. Et quand j'a esspliqué le problème aux sévices généraux, ils ont répondu que j'avais probablement rêvé et que c'était passque je devais être très très fatiguée (en fait).
Après ya le défilé, qui ne dure j'te rappelle que 10 minutes.
Et après... ben comment te dire.... C'est la ruée vers les coulisses pour que tout le monde puisse aller goûter du gorgeon à bulles, et bouffer du macaron (soupir...).
Moi, gardant toujours mes lounettes de soleil derrière lesquelles je me crois ultra-chic, j'avise une morue qui elle aussi portait des lunettes de soleil.
C'est là qu'à y regarder de plus près, j'entends : salut connasse !
Cette pouffe de coupine.
Qui fait semblant d'être amie avec moi pour se faire inviter.
J'y réponds : salut connasse (on s'aime beaucoup en fait).
Pis immédiatement, elle est rejointe par une autre (qui elle, est là pour faire du reportage sérieux) et j'y dit : t'as vu mes beaux smoky-eyes ? T'es fière de moi hein ?
Elle me répond : Sonia-chérie, on ne met pas de violet sur les yeux quand on a des cernes !
L'autre coupine, elle a demandé : oussa des cernes ?
J'a baissé mes lunettes.
Elle a rajouté : ah ouais... Ben t'as raison de les garder alors.
J'a répondu : connasse pose ton verre de champagne, et éloigne toi du bar, on dirait une fille intéressée, ça fait pas du tout femme du monde ! Viens plutôt voir ma maman (la vraie, pas la fausse de Nou-Iork) elle veut te faire un bisou.
Ouais, passqu'ya une sorte de connexion cosmique qui s'est établie entre ma manman et elle depuis que je les ai présentées l'une à l'autre... Va savoir pourquoi.
Depuis ce temps, ma manman l'aime d'amour. Ya des choses qu'on s'essplique pas dans la laïfe.
Et pis après, toussa c'est fini.
Et moi je mets pu de gloss passque chuis vraiment triste tu sais.
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vendredi, 25 avril 2008
Le déjeuner chez Georgette
Ma copine Titain, elle m'a invitée à l'anniversaire de son papounet en province.
Et moi je l'aime bien son papounet. On l'appelle "le poupon" passqu'il a des belles joues et qu'à 80 ans, il continue à draguer tout ce qui bouge.
Et pis j'aime bien la province aussi. Dois-je te rappeler que je viens de Beauvais dans l'Oise ? Là où qu'ya une usine d'éponges qui puent, une usine de betteraves, et une autre qui fabrique des brosses ?
Le seul problème du poupon, c'est : GEORGETTE.
Sa seconde femme. Donc, pas la mère de Titain...
Et Georgette, comment te dire... Elle est juste épuisante...
Déjà faut savoir que Georgette, à chaque fois qu'elle cause, faut qu'elle rajoute "hein, hein, hein ?" à la fin de chaque phrase.
Et ça c'est grave chiant.
J'te pose le décor.
Une maison du côté de Chinon.
Georgette.
Georgette et sa radinerie.
Georgette et ses réflexions que t'as envie de la claquer et de la clouer au mur comme un p'tit goret.
En arrivant, j'ai suivi Titain dans la cuisine car elle voulait préparer une sorte de salade avec des trucs dedans.
Et Georgette elle a voulu l'aider...
"Titain, j'mets des tomates, hein, hein, hein ?"
"Titain, tu regardes pour la vinaigrette ? C'est bien comme ça, hein, hein, hein ? Vouiii...".
Moi, je suis sortie me remettre du gloss m'en griller une, passque dans une cuisine, comme tu sais, en général, je sers pas à grand chose, si ce n'est à casser des trucs.
Quand chuis revenue, y avait Georgette qu'était en train de couper du persil.
Et elle dit là comme ça tout d'un coup à Titain et à sa frangine : en tous cas, vot' père, à son âge... Et ben il m'honore encore... C'est étonnant non, hein, hein, hein ? Ah voui voui voui !
Avec Titain on s'est regardées. Moi c'était juste écrit sur ma tête : est-ce que je comprends bien ce que je dois comprendre qu'elle en train de raconter ce que je crois ?
Et la Georgette, elle en remet une louche : ah nan, mais vraiment, je suis impressionnée hein, hein, hein ? Vot' père il m'a fait la même chose que quand on a mis la biquette au mâle la semaine dernière ! Ah voui...
Là, j'ai regardé par la fenêtre, et je l'ai vue la biquette. Une mini-chèvre qui s'appelle Josette.
Et Josette, elle avait l'air assez contente de sa vie sessouelle...
Comme Georgette quoi.
Georgette elle a rajouté : bon, j'ai acheté un rôti de dinde. Je l'ai payé 28 €. C'est bien, hein, hein, hein ? On le fait cuire comment ? Pis, j'ai acheté 4 gâteaux. On les mangera en dessert hein, hein, hein ?
Titain, elle a répondu : mais on est 6 !
Georgette, elle a dit : ben oui, mais j'en ai acheté 4. C'est suffisant ! On les partagera, hein, hein, hein ? Voui.
Chuis ressortie fumer une cigarette car j'étais déjà vannée.
Dès qu'on est passés à table, Georgette, avec la bouche pleine de salade frisée, elle a demandé à Titain : alors t'as eu tes règles ? Nan, passque la dernière fois, t'as eu des problèmes, hein, hein, hein ?
J'ai regardé d'un air consterné la moule qu'ya avait dans la salade. Et je me suis demandé qui avait eu la lumineuse idée de fout' ça dedans.
Du coup, j'ai encore regardé la biquette par la fenêtre...
Après Georgette, elle a dit : bon ben j'vais vous apporter le rôti. Celui que j'ai payé 28€. J'espère qu'il est bon, hein, hein, hein ?
On a mangé le rôti.
Elle a rajouté : Sonia, il est bon mon rôti ? Nan, passque pour 28€, il doit être bon à ce prix-là, hein, hein, hein ?
J'avais envie d'aller me coucher.
Là, Georgette elle a annoncé : Titain, si t'as mal au ventre à cause de tes règles, tu peux aller t'allonger dans le jardin hein, hein, hein ? J'ai acheté un transat.
Titain, elle a répondu : un seul ?
L'autre carne a dit : Voui. Je l'ai payé 17€. Avec ton père on s'le partage. Ca te dérange pas poupon hein, hein, hein ?
Poupon il a rien dit. Il continuait à mastiquer son rôti trop cuit.
Directement, Georgette elle a apporté les 4 gâteaux en dessert. Même pas on avait terminé les pommes sautées.
J'ai regardé si y avait Internet pour que je puisse me connecter sur sncf.com... Mais y avait pas Internet.
Alors, j'ai pensé à la France. Au Général de Gaulle, tout ça.
Et j'ai subi Georgette.
Avec une très grande dignité dois-je ajouter...
Sans rien dire.
Mais j'irai plus à Chinon. C'est certain.
Et j'ai filé un gloss à Titain...
06:58 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note
| Tags : repas en province, gloss, voui, rôti de dinde, retard de règles, château-chinon, transat de jardin |
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