mardi, 01 septembre 2009
Si vous pouviez faire levier, je pourrai m'introduire...
Ya des jours comme ça, où à peine que t'es levée, tu te dis que la meilleure chose que t'aurais à faire c'est d'aller te recoucher.
Moi, les premières choses que je fais le matin c'est :
- pipi
- me brosser les dents
- me mettre du gloss
- sortir Maya de Bencouscous
Jusque là, tout va bien.
Ouais, sauf quand tu te rends compte avec horreur que les clés de chez toi que t'avais dans la main, et ben par un miracle non esspliqué : elles y sont pu.
Quand tu entends : klong, klong, klong !
Et quand tu t'aperçois qu'en fait, elles sont SOUS l'ascenseur.
NDLR : j'habite au 7è étage. Donc, le SOUS l'ascenseur, c'est au rez-de-chaussée, 7 étages plus bas, SOUS la cabine.
Dans un vieux trou tout noir et bien moche.
Donc il est 10h du matin, tu es dehors, avec juste un chien de 13 kilos en ta possession et rien d'autre.
Au départ, j'ai essayé de me prendre pour Mac Gyver. J'a donc regardé autour de moi ce qui pourrait bien m'aider à rattraper mes clés.
Et autour de moi, c'est-à-dire dans ma cour, ya rien que des bacs à fleurs et des gros pots avec des plantes et des arbres dedans.
Donc j'ai attrapé un gros tuteur en bois et un autre petit en plastique.
J'ai coincé le gros baton dans la porte d'ascenseur (c'est là que j'ai fait levier), et ensuite j'ai essayé de m'introduire par le trou (je me rends compte que c'est super sessouel exposé comme ça en fait...).
Au bout de 20 minutes de bataille, la seule chose que j'ai réussi à faire c'est : me faire super mal à la main, me péter un ongle et éloigner encore plus les clés.
Vers un moche truc tout noir qu'était là...
A ce moment là, ya une dame de mon immeuble qu'est arrivée avec un gros caddie chargé de courses.
J'y dit super énervée : ouais ben désolée, l'ascenseur y marche pas. Je l'ai bloqué !
Elle causait pas Français.
Donc elle s'est assise à-côté de moi pour genre m'aider.
Oui, tu te doutes bien que j'étais vautrée par terre pour mieux manoeuvrer...
Ce qui a été encore pire, vu qu'on a essayé de communiquer et qu'on s'est très très mal comprises (même avec les moulinets de bras).
Et j'ai vécu un immense moment de solitude quand j'ai voulu momentanément lui libérer l'ascenseur, et que j'ai jamais réussi à retirer le bout de bois qui faisait levier...
J'ai également alpagué 3 gars qu'étaient en train de visiblement déménager, et ils m'ont offert un cadeau extraordinaire, un objet fabuleux : un cintre en fer !
30 minutes plus tard, il fallait bien que je me rende à l'évidence : Mac Gyver c'est que dans les films. Et Mac Gyver c'est un garçon...
J'ai donc tout laissé en plan, et j'ai sonné chez mon docteur préféré.
Il me dit : rho mais t'as pas rendez-vous toi ?
J'y réponds : nan, chuis coincée dehors, à cause que je peux pas rentrer chez moi, passque je suis rien qu'une grosse gourdasse.
Bon.
On appelle les gens du Syndic.
Qu'étaient visiblement en pause-pipi.
Je sors me changer les idées dans la rue, et je pousse mes pas jusqu'à chez ma coupine Barbara.
Elle me dit : aaaah ben t'es pile à l'heure pour ton rendez-vous toi !
J'y réponds : nan mais en fait j'peux pas venir me faire atomiser les poils bla-bla-bla... Clés bla-bla-bla...
Elle me dit : rho mais tu peux faire ta séance quand même hein, ton chien y me dérange pas.
Moi : je suis pas lavée, je sors du lit en mode pouillasse ! Et pis si tu veux tout savoir, j'ai pas de culotte...
NDLR : à quoi bon mettre une culotte quand on sort son chien le matin hein ?
En revenant chez mon docteur, j'ai pu tout de même joindre les enfoirés du Syndic.
Ils m'ont dit : on vous envoie un dépanneur dans les plus brefs délais.
Ce qui en Français veut dire : très très longtemps...
Mon docteur il a dit : si tu veux, tu peux attendre dans la salle d'attente (vu que c'est fait pour ça).
J'ai répondu : nan j'ai le chien, et je suis pas lavée et j'ai pas de culotte.
Et qui c'est qu'a donc du rester assise sur un p'tit muret dans sa cour, pendant 2 heures comme une pauvresse ?
Qui c'est qu'a du dire : Bonjour Monsieur et Bonjour Madame à tous les gens qui passaient dans la cour ?
Qui c'est qu'a du mendier 10 euros à un wasin pour aller s'acheter des clopes et un briquet ?
Inutile de te dire que j'avais même pas de gloss...
Et évidemment, sans portable, impossible d'appeler une coupine pour passer le temps.
Pis j'avais faim dans cette affaire-là, donc j'ai attaqué la baguette achetée avec la monnaie des clopes.
Une gueuse te dis-je...
2 heures plus tard ya un truc type qu'est arrivé.
C'est dans ces moments-là que tu te dis : ouais, ben j'aurais du appeler les pompiers, au moins ils sont visuellement agréables...
Passque les gens qui dépannent les ascenseurs ils agressent l'oeil sont pas très sessouels, j'te prie de le croire ! Je sais de quoi je parle, j'en ai fait les frais.
Pis pas très très vifs non plus...
Genre tu sais que tu es appelé pour dépanner un ascenseur.
Tu vois dans la cour : une nouillasse fille assise sur un p'tit muret en train de manger un bout de baguette, un chien vautré sur un pot de fleurs, et ben t'as un peu d'esprit quoi, tu penses bien qu'elle attend pas le train et tu dis un truc dans le genre : c'est vous qu'avez appelé ?
Ben même pas.
J'ai donc du m'adresser à la chose d'apparence humaine en face de moi, en braillant : rhaaaaaa c'est vous mon sauveur ?
Pis faire gaffe que le vent il soulève pas trop ma robe...
Le type, quand il est arrivé devant l'ascenseur et qu'il a vu mon bout de bois coincé dedans, il avait pas l'air content du tout.
Il m'a dit : aaaaahhhh, mais vous z'aviez pas précisé ça !
Moi : ouais, ben je voulais pas abuser du téléphone du docteur hein... Pis si je vous l'avais dit, jamais vous seriez venu !
Lui : j'vous préviens, si vous avez cassé quelque chose, et ben... Euh... Je vous aurais prévenue !
J'ai fait mon sourire n°243 (çui qu'est un peu forcé et très hypocrite), pis j'me suis rappelée que j'étais pas trop en position de force, vu que j'étais pas lavée...
Le type il est descendu dans le grand trou où c'est qu'y avait pas de lumière.
Et moi j'arrêtais pas de brailler : mais làààà, làààààà ! Elles sont làààà mes clés !!!! Pis si vous pouviez aussi me récupérer la p'tite geisha qui va avec, ce serait fort urbain... Rhooooo ben ça alors, par quel prodige, par quel miracle, ya aussi l'ancien collier de mon chien que je croyais perdu à jamais !!!
Le monsieur il a fini par tout ouvrir, tout débloquer et me donner mes clés.
Il a dit : vous savez que les dépannages sont facturés 150 € ?
J'ai rien répondu.
J'me suis élégamment mise dans un rayon de soleil qui passait par là.
NDLR : faut bien trouver un moyen quand on porte une robe un peu transparente.
Il a regardé, et il a rajouté : bon, ben ça ira pour cette fois-ci, mais faites attention la prochaine fois hein !
J'ai juste répondu : c'est pas ma faute, c'est à cause de vot' trou là dans l'ascenseur !
Bizarrement, quand l'ascenseur est monté avec moi dedans, et ben il est resté à regarder en-dessous.
Certainement pour voir si tout fonctionnait bien, je suppose...
00:04 Publié dans Drames du Voisinage, Soso Boulette | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : se retrouver dehors sans clés, comment ouvrir la porte de chez soi si elle a claqué, montant du dépannage d'un serrurier, durée d'un dépannage d'ascenseur, il est plus hygiénique de dormir sans culotte, appuyez sur le bouton !, rappelez-moi d'une cabine qui fonctionne, c'est madame musquin, je suis coincée dans l'ascenseur, les vécés étaient fermés de l'intérieur, le meilleur du père noel est une ordure |
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vendredi, 08 février 2008
L'Abominable Femme des Neiges, le Grand Dahut et l'effet boulasse - Suite & Fin
Comme tu le sais depuis le temps que tu viens sur ce merveilleux blog où tu rigoles têêêllement que t'as du mal à te concentrer pour bosser ensuite : Sonia est une fille sublime basique et dotée de très peu de logique.
Pendant ce temps à Vera Cruz...
Le bô Laurent qui en avait ras-le-steack de faire du tire-fesses pour grumeaux avait décidé de se lancer tout seul sur les pistes.
Et il a trouvé le moyen de se perdre.
Le collègue organisateur, Nicolas, l'enfant du pays, (çui qui bouffait trop) l'a cherché dans toute la station. A la fin il a fini par lancer un appel au micro : le petit Laurent est attendu par sa famille...
Et il l'a retrouvé son Laurent... Au Syndicat d'Initiatives...
Même qu'il était tellement énervé qu'il bougeait plus de la vitrine. Et vu le nombre de gamelles qu'il s'était mangées, il était encore plus mouillé que moi.
C'est pour ça que Nico l'a pris pour un mannequin en carton vantant les mérites de la station de ski...
Même qu'il était pas très content vu qu'il avait la tête toute rentrée dans les épaules.
D'ailleurs on l'a plus jamais vu sourire de tout le séjour...
*****
Quand j'ai vu T'Odette dévaler cette foutue piste noire avec la grâce d'Hortense, le p'tit n'énéphant de Fantasia, je me suis assise dans la neige.
Pis comme j'avais les fesses mouillées et que j'avais pas mis de protège-slip, ben je me suis relevée.
J'ai remis du gloss vu que l'inspiration me montait pas au cerveau.
Et soudain je me suis dit dans le dedans de moi-même : meuh c'est tout con en fait... J'ai qu'à me laisser glisser sur le cul jusqu'en bas de la piste. Ca fera comme si je faisais de la luge en fait !
Et CA, crois-moi, c'est pas un truc à faire !
Passque je savais pas que la counnasse de piste elle était encore plus raide que ce que je croyais.
Alors j'ai glissé.
Mais ça allait beaucoup trop vite.
Très très très vite.
Trop vite en fait.
J'ai d'abord perdu un ski.
Puis le 2ème.
Pis une chaussure.
Pis, chaipas comment j'ai fait, mais je me suis retrouvée la tête en bas.
Et ensuite j'a roulé sur moi-même.
Et j'a fini par m'évanouiller quand je me suis faite arrêter par un con d'arbre qu'était bêtement posé là.
J'entendais juste des gens qui criaient depuis le tire-fesses : mais elle va mourir !!! C'est t'affreux !!!
Et pouf, plus rien.
Chui arrivée au Paradis, et j'ai vu Dieu.
En fait, nan, j'étais en Enfer car fallait que j'expie tous mes ouikends du Vice avec Alexis, cette Trainée qui vit à Lyon.
Quand j'ai ouvert les z'yeux, j'ai vu un YETI !
Mais en fait nan, c'était juste cette Mongolienne de T'Odette...
Et à côté de d'Odette y avait ALESSANDRO GASSMAN !
Le type, qui visiblement était secouriste, était en train de me hurler dans le conduit : CA VAAAAA ?
Moi j'étais bloquée de la parole alors j'ai juste dit : oui.
J'ai remis du gloss, je me suis recoiffée.
Et le type m'a dit qu'il allait me foutre sur une civière pour me descendre jusqu'en bas de la piste.
J'ai commencé à faire des moulinets de bras pour dire que : nan mais ça va pas nan ? Ta race la civière. Moi je me couche pas là-dedans, c'est tout pouillasse ! Pis de toutes façons, j'ai rien de cassé. Je suis juste très très très traumatisée !
Alors il m'a ramené mes skis et ma chaussure.
Et avec l'infâme T'Odette on est redescendues jusqu'au bout de la putain de piste (qui bizarrement, entretemps, était devenue aussi plate que la poitrine de Jaïne Birkin). Et là y avait tous nos collègues qu'attendaient.
Mais, chaipas ce qui s'est passé en fait.
P'têt' passqu'y avait plus de soleil de batard.
P'têt' que c'est passqu'il pleuvait des flocons gros comme des z'oeufs de Pâques.
Toujours est-il que j'ai eu un blocage complet de la machine.
Je te situe : entre le groupe des autres collègues qui nous attendaient devant, et moi : y avait juste 3 mètres. Et au milieu de ces 3 mètres : une boulasse gelée, mais plate (ouais ça existe !).
Et t'as déjà vu le film "Les Randonneurs" ? Quand la nana elle pète un câble dans la montagne en disant qu'elle en a marre...
Ben j'ai fait pareil.
Mais en pire.
Je me suis mise à pleurer et j'ai dit : ah nan mais bordel de fuck ! Moi j'avance plus. J'en ai marre. J'ai failli mourir dans d'atroces souffrances !!!! A cause d'elle (geste vers T'Odette) cette grande counnasse là (véridique, j'ai vraiment dit ça à ma DRH...). Moi je voulais pas y aller sur la piste ! ELLE M'A FORCEE !!!
T'Odette elle a même pas moufté.
Et tous les autres ils rigolaient comme des baleines.
Alors le bô Laurent et Nicolas sont venus me chercher sur ma dune gelée.
Ils m'ont tendu la main en disant : allez viens Sonia...
Moi j'ai braillé : NAAAAAAAAAN !!!
Pis ils ont dit : remets du gloss, on va faire du moto-neige !
J'ai dit : dans ton cul le moto-neige !
Ils m'ont répondu : et ensuite on mangera de la raclette !
Là j'ai dit : OK.
Et le lendemain, j'ai passé toute ma journée à boire du vin chaud, dans un bistrot, avec Laurent. On a fait du ski-terrasse en fait.
Ce qui est beaucoup moins épuisant mentalement.
EPILOGUE :
Si vous vous demandez si j'ai fini par conclure avec Jean-Michel (ma target du début) : la réponse est non.
C'est quand je suis justement monté avec lui sur un moto-neige que je me suis rendue compte qu'il sentait un peu trop fort des dessous de bras (et aussi de la goule...).
00:05 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
| Tags : et bien monsieur je vous écoute, joyeux noël !, vous z'êtes très caustique, je ne vous entends pas, appuyez sur le bouton !, déconne pas josette, j'vais tirer dans la grosse ! |
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