mercredi, 12 septembre 2007
Où le Vélib' peut rapidement se transformer en Vélov'....
Bon, après quelques semaines d'utilisation intensive du Vélib' pour me rendre au bureau (et quelques modifications considérables de ma silhouette), je peux faire le constat suivant : faire du Vélib' ça va bientôt rapidement se transformer en plateforme Meetic...
Déjà, dans ELLE, ils donnent plein de conseils débiles sur "comment avoir la Vélib' attitioude". Comment il faut s'habiller et tout ça.
Moi, vu que je n'écoute jamais les conseils de qui que ce soit (et encore moins de ELLE), je reste égale à moi-même. C'est-à-dire Rebelle !
Déjà je pars du principe que vu que j'ai pas à marcher, je peux allègrement enfourcher mon vélo avec des talons de putasse à plumes.
Et là, j'ai remarqué un truc : quand tu pédales en jupe avec des talons ben t'as grave la classe quand même.
Déjà, ya Séb' qui m'a fait une remarque ya 2 jours en me disant : mmm... mais tu comptes faire du vélo dans cette tenue ou bien ?
Moi : oué. Il est où le problème ?
Lui : ben ta jupe est un peu courte et elle s'envole au vent dirons-nous.
Moi : ben justement c'est fait exprès. Qui va s'en plaindre ?
Notez les filles : faire du vélo en jupe. Les chauffeurs de taxi sont très gentils avec vous. Les gens vous font des signes dans le bus et les piétons (cette race étrange) se met subitement à vous dire Bonjour !
Donc, hier, je rentre du bureau à 21h (heure normale pour moi) et v'là que les 3 stations autour de chez moi étaient toutes pleines à cause de ce putain de match de rougby ! Je rappelle que j'habite à côté du Parc des Princes. J'ai rien contre le rougby. D'ailleurs je le préfère au foot. Pis chaipas pour vous, mais moi, tout ce déballage de force vive me met dans un état ! La population n'est pas la même qu'au foot. Et là ce matin j'ai remarqué qu'ya plein de mecs dans les rues de Paris habillés en Ecossais... mmmmm.... J'irais bien leur soulever le kilt moi. Histoire de vérifier si ce qu'on dit sur le fait qu'ils portent pas de culottes est vrai ou non.
Au moins, je me sentirais moins seule. Je rappelle que je ne suis tellement pas connectée au monde réel qu'il m'arrive régulièrement d'oublier d'en mettre une de culotte le matin (et ouais.... Rigolez). Généralement, je m'en rends compte dans le bus... Et c'est un peu trop tard. Alors chui obligée de filer chez Agent Provocateur pour couvrir ma nudité et pas attraper froid à la fouffe. Esprit poétique... Quand tu nous tiens de bon matin...
Mais là, depuis que j'ai attaqué le Vélib' : plus jamais ça m'arrive ! Déjà qu'ya une fois où j'ai fait du vélo en robe fendue et que cette salope a subrepticement décidé de perdre un bouton au dernier moment. A moitié nue j'étais... grand moment de solitude.
Donc là, hier, v'là qu'ya plus une seule station Vélib' de libre dans mon coin. Je tourne et je retourne. Je me demande comment j'vais faire. Je pense à ma bête qui m'attends pour sortir faire pipi.
Et là ya un aut' type qui arrive direct sur moi en vélib' aussi et il me dit : euh.. Vous voulez rendre votre vélo ?
Moi : nan je voudrais acheter des moules. Ben oué.
Lui : suivez-moi, je vais vous montrer une autre station.
Et là le type tout gentil, au lieu de se mettre grave à pédaler, ben il m'a attendu et tout. Vu qu'il a du se rendre compte tout de suite que j'étais un boulet qui pédalait lentement.
Pis l'aut' station elle était pleine aussi finalement.
Là, moi toute fière je lui dit : bon, j'en connais une autre. Là c'est à vous de me suivre.
Et là, comme une morue je vais supair vite et tout.
Et évidemment la station aussi était pleine.
Du coup, il m'a regardé (genre on tente le tout pour le tout) : bon, ben ya plus qu'à aller sur le Pont du Garigliano !
Moi : hein ? Mais c'est à Marseille ! Ca fait 3/4 d'heure que je suis assise sur la selle et là j'ai un peu mal au cul tu vois. Et j'ai des talons et un protège-slip. Donc je ne peux pas marcher.
Mais en fait, j'avais pas trop le choix.
A la station du Pont du Garigliano, y avait un tas de place (évidemment, qui c'est qui peut aller jusque là-bas hein ?). Alors j'ai rendu proprement mon vélo et j'ai dit au type : Merci hein ! Bonne soirée hein !
Ben évidemment, par pure charité, il a fallu que je me le coltine...
Et lui faire la conversation...
Et le type en gros c'était CA :

Donc on a fait le chemin ensemble.. Et il m'a beaucoup rappelé "voilà-voilà"...
"Voila-voilà" c'est la voisine de ma copine Fanfan dans sa maison de campagne du Gers.
C'est une mémé qui a été obligée de fermer sa petite fabrique de fromage de biquette "voilà-voilà" passque son "laboratoire" avait été visé par les services d'hygiène "voilà-voilà". Et quand elle te parle, elle te regarde pas dans les yeux et elle dit toujours "voilà-voilà". Moi j'ai dit la même chose que ma grand-mère : "rien ne vaut un peu de microbes dans la vie, c'est con pour vous qu'on vous aie fermé votre fabrique de frometon passque, la vérité, il déchire grave la race de sa mère votre fromage de biquette !".
Et elle a répondu : ben nan, mais là, du coup, j'ai même plus de biquettes. "voilà-voilà"
Et le type du vélo sur le pont il faisait la même chose.
Il m'a raconté sa laïfe "voilà-voilà" et il comprenait pas pourquoi je changeais pas de vélo en route pour pas payer les "1 Euro" de la demi-heure supplémentaire.
J'ai dit : ben nan c'est reulou. Je sais que ça me coûte 2 Euros par jour pour venir en Vélib' et pissétou.
Lui il a dit : ben nan faut faire des z'économies "voilà-voilà".
Pffffff....
Et en plus il me parlait à la 3ème personne : et elle est contente de rentrer chez elle ?
Moi aimable : oué, et là présentement "elle" va sortir son chien et changer son protège-slip.
Du coup, il sait où j'habite maintenant. Grrr... J'voyais bien qu'il voulait mon number vu qu'il voulait plus décoller de devant la porte de mon immeuble "voilà-voilà".
Mais pourquoi, Bordel de Merde, je ne tombe pas sur Alessandro Gassmann en vélo hein ???



D'ailleurs faut que je vous dise une chose mes z'amis du oueb.
Mon anniversaire c'est le 22 DECEMBRE !
Alors comme j'ai déjà pas de chance dans la vie d'être née à Noël, je ne te demande qu'une chose à toi lecteur : OFFRE-MOI ALESSANDRO !
Trouves-le moi. N'importe où... Il doit habiter dans les environs de Rome je crois... Dis-lui que j'offre le gite et le couvert (et le cul de la crémière). Mais je le veux pour mon anniv'. Rien d'autre. Pas de gâteau. Pas la peine de faire un paquet-cadeau c'est pour consommer tout de suite. Merci. Ca ira.
Et demande z'y si il ferait pas du Vélib' avec moi des fois ?
Moi je veux bien aller sur le Pont du Garigliano.
Voilà-voilà....
12:25 Publié dans Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z'amis | Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note
| Tags : fille sur un velib |
Facebook
