vendredi, 08 février 2008

L'Abominable Femme des Neiges, le Grand Dahut et l'effet boulasse - Suite & Fin

Comme tu le sais depuis le temps que tu viens sur ce merveilleux blog où tu rigoles têêêllement que t'as du mal à te concentrer pour bosser ensuite : Sonia est une fille sublime basique et dotée de très peu de logique.

 

Pendant ce temps à Vera Cruz...

Le bô Laurent qui en avait ras-le-steack de faire du tire-fesses pour grumeaux avait décidé de se lancer tout seul sur les pistes.

Et il a trouvé le moyen de se perdre.

Le collègue organisateur, Nicolas, l'enfant du pays, (çui qui bouffait trop) l'a cherché dans toute la station. A la fin il a fini par lancer un appel au micro : le petit Laurent est attendu par sa famille...

Et il l'a retrouvé son Laurent... Au Syndicat d'Initiatives...

Même qu'il était tellement énervé qu'il bougeait plus de la vitrine. Et vu le nombre de gamelles qu'il s'était mangées, il était encore plus mouillé que moi.

C'est pour ça que Nico l'a pris pour un mannequin en carton vantant les mérites de la station de ski...

Même qu'il était pas très content vu qu'il avait la tête toute rentrée dans les épaules.

D'ailleurs on l'a plus jamais vu sourire de tout le séjour...

 

*****

 

Quand j'ai vu T'Odette dévaler cette foutue piste noire avec la grâce d'Hortense, le p'tit n'énéphant de Fantasia, je me suis assise dans la neige.

Pis comme j'avais les fesses mouillées et que j'avais pas mis de protège-slip, ben je me suis relevée.

J'ai remis du gloss vu que l'inspiration me montait pas au cerveau.

Et soudain je me suis dit dans le dedans de moi-même : meuh c'est tout con en fait... J'ai qu'à me laisser glisser sur le cul jusqu'en bas de la piste. Ca fera comme si je faisais de la luge en fait !

Et CA, crois-moi, c'est pas un truc à faire !

Passque je savais pas que la counnasse de piste elle était encore plus raide que ce que je croyais.

Alors j'ai glissé.

Mais ça allait beaucoup trop vite.

Très très très vite.

Trop vite en fait.

J'ai d'abord perdu un ski.

Puis le 2ème.

Pis une chaussure.

Pis, chaipas comment j'ai fait, mais je me suis retrouvée la tête en bas.

Et ensuite j'a roulé sur moi-même.

Et j'a fini par m'évanouiller quand je me suis faite arrêter par un con d'arbre qu'était bêtement posé là.

J'entendais juste des gens qui criaient depuis le tire-fesses : mais elle va mourir !!! C'est t'affreux !!!

 

Et pouf, plus rien.

 

Chui arrivée au Paradis, et j'ai vu Dieu.

En fait, nan, j'étais en Enfer car fallait que j'expie tous mes ouikends du Vice avec Alexis, cette Trainée qui vit à Lyon.

 

 

Quand j'ai ouvert les z'yeux, j'ai vu un YETI !

C'était ça ou la photo de Demis Roussos !

 

Mais en fait nan, c'était juste cette Mongolienne de T'Odette...

 

Et à côté de d'Odette y avait ALESSANDRO GASSMAN !

Enfin, à peu près...

Le type, qui visiblement était secouriste, était en train de me hurler dans le conduit : CA VAAAAA ?

Moi j'étais bloquée de la parole alors j'ai juste dit : oui.

J'ai remis du gloss, je me suis recoiffée.

Et le type m'a dit qu'il allait me foutre sur une civière pour me descendre jusqu'en bas de la piste.

J'ai commencé à faire des moulinets de bras pour dire que : nan mais ça va pas nan ? Ta race la civière. Moi je me couche pas là-dedans, c'est tout pouillasse ! Pis de toutes façons, j'ai rien de cassé. Je suis juste très très très traumatisée !

Alors il m'a ramené mes skis et ma chaussure.

Et avec l'infâme T'Odette on est redescendues jusqu'au bout de la putain de piste (qui bizarrement, entretemps, était devenue aussi plate que la poitrine de Jaïne Birkin). Et là y avait tous nos collègues qu'attendaient.

Mais, chaipas ce qui s'est passé en fait.

P'têt' passqu'y avait plus de soleil de batard.

P'têt' que c'est passqu'il pleuvait des flocons gros comme des z'oeufs de Pâques.

Toujours est-il que j'ai eu un blocage complet de la machine.

Je te situe : entre le groupe des autres collègues qui nous attendaient devant, et moi : y avait juste 3 mètres. Et au milieu de ces 3 mètres : une boulasse gelée, mais plate (ouais ça existe !).

Et t'as déjà vu le film "Les Randonneurs" ? Quand la nana elle pète un câble dans la montagne en disant qu'elle en a marre...

Ben j'ai fait pareil.

Mais en pire.

Je me suis mise à pleurer et j'ai dit : ah nan mais bordel de fuck ! Moi j'avance plus. J'en ai marre. J'ai failli mourir dans d'atroces souffrances !!!! A cause d'elle (geste vers T'Odette) cette grande counnasse là (véridique, j'ai vraiment dit ça à ma DRH...). Moi je voulais pas y aller sur la piste ! ELLE M'A FORCEE !!!

T'Odette elle a même pas moufté.

Et tous les autres ils rigolaient comme des baleines.

Alors le bô Laurent et Nicolas sont venus me chercher sur ma dune gelée.

Ils m'ont tendu la main en disant : allez viens Sonia...

Moi j'ai braillé : NAAAAAAAAAN !!!

Pis ils ont dit : remets du gloss, on va faire du moto-neige !

J'ai dit : dans ton cul le moto-neige !

Ils m'ont répondu : et ensuite on mangera de la raclette !

Là j'ai dit : OK.

 

Et le lendemain, j'ai passé toute ma journée à boire du vin chaud, dans un bistrot, avec Laurent. On a fait du ski-terrasse en fait.

Ce qui est beaucoup moins épuisant mentalement.

 

EPILOGUE :

Si vous vous demandez si j'ai fini par conclure avec Jean-Michel (ma target du début) : la réponse est non.

C'est quand je suis justement monté avec lui sur un moto-neige que je me suis rendue compte qu'il sentait un peu trop fort des dessous de bras (et aussi de la goule...).