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campaillette

  • La Taupe de Portugalie et l'hygiène corporelle.

    Dernièrement, là-bas dans le 16ème populaire, j'ai encore vécu un complot intergalactique...

    Sauf que là, la victime de la conspiration, pour une fois, c'était pas moi !

    Nan, passque, sans déconner, ya un moment où faut arrêter de porter sa croix et de canaliser sur sa propre personne la totalité des 7 plaies d'Egypte hein !

     

    Atta, je t'essplique.

    V'là que je traine toutes mes fondations à la boulangerie comme tous les matins.

    Dans cette boulangerie, je croise régulièrement mes célèbres voisins à longs mentons (tu vois de qui je veux te parler : les frères B.). Ceux que quand ils causent, t'as l'impression qu'ils ont avalé toute l'Encyclopédia Universalis. Tu situes ?

     

    Bon.

     

    Comme une gentille petite fille je fais tout bien la queue comme il faut dans la file d'attente.

    Je regarde un des frères B. en train d'hésiter sur le gâteau qu'il va prendre (et après, la Madame Boulangère elle lui met son petit gâteau dans une petite boite rose toute choupette, et ça lui donne un air super viril tu sais).

     

    Quand soudainement...

     

    Mon nez a été attiré par une odeur plus que pestilentielle.

    Et dans normalement, dans une boulangerie ya rien qui pue.

     

    Je lève le nez en l'air.

    Ca sent toujours très fort.

     

    Je me retourne.

    Elle était là !

    Saucissonnée dans son tablier à fleurs, les jambes nues et velues.

    La Taupe de Portugalie.

    Dans toute sa splendeur.

    Le cheveu gras, l'oeil pas intelligent.

     

    Cétait bien elle qui sentait "la petite fille qui se néglige" comme dirait Cousin Mimine.

     

    J'avance dans la queue (nan, c'est pas sessouel quand je dis ça. Ca veut juste dire que le frère à grand menton avait fini de payer).

    Et au moment où je m'apprête à dire : "une demi-baguette des Prés pas trop cuite sivouplaît".

    J'entends derrière moi la voix Taupesque qui demande très fort : "vous avez des bâtards longs ?".

     

     

    pain.jpg

     

     

     

    Sans déconner ! 

    Des "bâtards longs"...

     

    Qui qu'a pris des champis pour inventer le nom de ce pain ?

    Mais j'ai pas pouffé.

    J'me suis re-retournée et j'y demande : "euh... Dites, ça vous trouerai d'attendre vot' tour ?".

    Elle répond : "ben j'me renseigne !".

    Je dis : "ouais, ben vous vous renseignerez quand j'aurais été servie, vous comprenâtes ?".

     

    La Madame Boulangère, elle lance : "Oui, je sers la Demoiselle et je suis à vous Madame".

     

    La Taupe me lance un regard noir et là, elle a fait un truc qu'elle aurait jamais du faire : elle me passe devant (en laissant un vaste sillon de fumet immonde).

    Je braille : "Vous faites quoi là ?"

    Elle : "je vais voir les bâtards longs de près, pendant qu'on vous sert".

     

    Genre elle fais des études en pains maintenant ?

     

    C'est là que c'est sorti tout seul mes enfants.

    Même pas j'ai réfléchi avant de causer. 

    Le simple fait de sentir l'odeur de cimetière qui se dégageait de sa bouche ça m'a fait comme un électrochoc dans mon cervelet gauche.

     

    VOUS FERIEZ MIEUX D'ALLER PRENDRE UN BAIN AU LIEU DE FAIRE CHIER LE MONDE !

    Voilà ce que j'ai hurlé.

     

    La boulangère elle en a avalé la boite de levure qu'elle tenait dans les mains.

    Les autres clients ils ont rigolé (y en a un qui a même fait tomber son caddie).

     

    La Taupe elle est restée la bouche ouverte comme une carpe sous extasy.

     

    J'ai pris mon petit pain sous le bras et je suis sortie sous les ovations du public, le nez en l'air et fière comme la Justice.

     

    Ben quoi ?

    Comme dirait ma chère Sandrine Sarroche, moi je suis adepte du "TMFC-JTFC" : tu me fais chier, je te fais chier.

     

    Sinon, en vrai, chuis très gentille hein...