jeudi, 07 février 2008

Ouikend neigeux avec ses collègues = ouikend looseux avec T'Odette... - Episode 2

Au début de la première journée de ski, on s'est dit qu'on allait passer une vachement belle journée.

Passqu'en fait, il faisait beau et même qu'y avait un gros soleil de batard.

On a donc décidé de se séparer en petits groupes en fonction des niveaux de chacun.

Les très forts ils sont partis avec les très forts.

Les normaux avec les normaux.

Laurent, çui qu'était habillé en champion de ski fantastique, ben en fait on s'est rendus compte qu'il savait pas du tout skier. Il nous a esspliqué que c'était la tenue de son frère qu'était grave une bête en ski, mais que lui, il avait jamais mis ses pieds de sa vie à la neige.

Passqu'il avait peur du blanc en fait.

Chacun ses phobies hein. Moi j'ai bien peur des orques et des croque-monsieur...

Laurent, il a essayé de monter sur les skis, mais il est tombé tout de suite. Donc, on l'a déposé au mini-club avec les grumeaux pour lui faire prendre des cours... Et il a essayé de déjà faire du tire-fesses pour mômes... Et quand on a vu ce que ça donnait, ben on s'est dit qu'il allait en avoir pour la journée.

Alors on l'a laissé...

 

Ouais, je sais. On est qu'une bande de gros cons.

 

Et moi... Ben chui restée avec T'Odette... Vu qu'on rentrait dans aucun groupe.

Inutile de te dire que je faisais bien grave la gueule.

Passque T'Odette en fait elle croyait que j'étais encore plus forte que les très forts (alors que j'étais plus normale que les normaux).

Et cette truie pailletée elle m'a emmenée tout en haut de la montagne, là-bas là-bas là-bas, très loin, très loin, très loin, dans la forêt forêt forêt...

 

 

Où y avait tellement personne que ça faisait même de l'écho.

 

 

Et moi faut que je te précise que j'avais juste un seul objectif en venant faire ce ouikend de la mort : Jean-Michel.

Ouais.

Mon collègue.

Rhoooo ça va hein ! Me lance pas la première pierre ! T'as jamais fantasmé sur un collègue toi ?

Je comptais bien le coincer à un moment ou à un autre contre un tire-fesse ou un truc dans le genre dameuse tu vois.

 

Mais n'oublie pas que je suis une vraie ouineuse de la laïfe moi : donc chui partie avec T'Odette...

Et cette putasse elle m'a emmenée tout en haut d'une piste.

Et sur la piste y avait un drapeau tout noir.

Et dans la piste y avait aussi un tas de grosses boulasses toutes gelées.

J'ai commencé à faire des moulinets de bras et j'ai dit : aaaaah mais nan hein ! T'Odette moi je descends pas ça ! Ouatte ze fuck ???? Pourquoi tu m'as emmenée là la vérité ??? Tu m'as prise pour Marielle Gouatchelle ou bien ??? Moi chui juste une grosse nazos, et j'aurais su j'aurais pas venu. 'tain ta race T'Odette, j'aurais du rester avec Laurent et les gosses du mini-club, bordel de couille !

T'Odette elle a rigolé. Et quand T'Odette rigole, elle fait toujours beaucoup de bruit et elle nous montre toutes ses dents. En fait, elle ouvre tellement grand son gosier que si c'était une oie, tu pourrais la gaver sans la traumatiser.

 

Coluche disait : je rigole tellement fort, qu'on en voit le fond de mon slip.

 

Ceci était le quart d'heure poésie.

 

Donc elle m'a bien montré sa luette et elle a répondu : aaahhhh mais noooon !!! T'en fais pas Sonia, on va y arriver ze fingers in ze nose !

Elle a même mis ses grands doigts dans son nez cette grosse dégueu !

 

Et tel un cheval Percheron, avec la grâce d'une otarie, elle s'est élancée sur la piste... Avec l'élégance d'un tamanoir.

 

Elle et ses chaussures de ski en taille 47.

Elle et ses gants pour homme qui lui faisaient les mêmes battoirs qu'au Géant Vert.

 

C'est là que j'ai eu une idée.

Une idée que je pensais lumineuse, mais qui s'est en fait avérée plus que brumeuse.

 

Une idée que j'aurais jamais du avoir en fait...

 

A SUIVRE.