lundi, 04 février 2008

Est-ce qu'y faut vivre pour bouffer ou bouffer pour vivre ? (ou le contraire ?)

Avant de travailler dans le monde merveilleux du Luxe, j'étais dans une société de Telecom et je portais des vêtements H&M, des chaussures Bata et aussi des bijoux Agatha (inutile de te dire que je savais même pas ce que c'était que des souliers de morue).

Comment casser un mythe...

Mais au moins on avait le droit de dire "dans ton cul" ou ça va ma couille ?". Et même qu'on jouait à "chat-bite" dans les couloirs.

Et ce qui était aussi vachement bien c'est qu'il y avait presque que des garçons. Même que comme on était à peine une douzaine de filles sur 200 personnes, ben on était traitées comme des Queens.

Et à la Saint-Valentin, on recevait toutes une rose !

Ouais.

Et cette année, à moins d'un miracle... Ca risque pas de m'arriver !

(ceci était un message subliminal).

 

A force de naviguer au milieu de cet océan de testostérone, et ben nous les filles on était considérées comme des potes par les autres garçons.

Et même qu'y avait un garçon qui bossait avec nous qui s'appelait Nicolas. Et Nicolas, il était bien cool. Passque à l'heure du déjeuner, on achetait des paint-ball et on faisait des batailles sur le parking. Et c'était assez formidable de rentrer au bureau toute peinturlurée.

Et Nicolas il était maigre comme un clou mais il adorait manger.

Alors wala qu'un soir il était chez lui et il avait faim.

C'est là qu'il a décidé de bouffer 50 escargots.

Vous savez, les trucs avec de l'ail et du beurre...

Mais, le temps que les 50 escargots descendent dans son estomac, il s'est rendu compte qu'il avait encore faim.

Alors, il a réouvert son frigo et il y a trouvé un plat surgelé qui s'appelait : "Paëlla pour 4 personnes".

Et il a tout bien mangé.

Arrosé de bière... et de coca.

Quand il a terminé de boulotter sa paëlla, c'est à ce moment précis que les 50 escargots ont décidé de descendre dans le fond de son bidou.

Vu qu'il avait un peu mal au ventre, il s'est allongé sur son canapé pour essayer de digérer un peu...

 

Et là le téléphone a sonné.

C'était ses collègues (donc nous) qui lui ont demandé : t'as pas oublié que c'était l'anniversaire de Franky-chéri ce soir hein ? On t'attend pour dîner !

Là, le Nico il s'est dit que ça allait être très difficile pour lui...

Mais il y est allé passqu'il est très poli et très bien élevé comme garçon.

Le problème c'est que le thème de la soirée d'anniv, c'était : dîner Savoyard...

Donc, évidemment y avait : de la tartiflette.

Et de la bonne, de la costaude, de la compacte, pas de la tartiflette de pédé. Genre Kloug quoi !

Il en a mangé une bonne assiette... avec du vin blanc pour fêter l'anniversaire du Franky.

Et moi j'ai dit à Nicolas : ah mais faut que t'en reprennes une deuxième louchée hein !

Et une seconde assiette de tartiflette, une !

Là, il a commendé à se sentir très très mal.

Mais il voulait vexer personne, alors il l'a bouffée sa tartiflette. Evidemment sans rien dire de ce qu'il avait avalé avant.

A la fin du repas, Franky-chéri a dit : bon, j'ai préparé mon dessert préféré !

 

 

C'est quand il a vu arriver la Forêt Noire avec le gros coulis de fraise dessus, qu'il est tombé dans les pommes le Nico.

Mais vraiment hein.

Evanouillé, dans les pommes et tout.

 

 

Alors on a appelé le SAMU.

Le temps que les Urgences arrivent, il a quand même pu bafouiller pour le coup des escargots et de la Paëlla à la bière-coca.

Quand les hommes en blanc sont arrivés, ils ont tout de suite demandé : ah il a trop bu le jeune homme ?

Et moi j'ai répondu : nan. Apparemment, il a trop bouffé.

 

J'ai remis du gloss et j'ai dit : p'têt' qu'il faudrait le purger ?

 

Et ben, nous les collègues on s'est aussi bien organisés qu'une prostituée avec son bidet.

 

J'vous passe les détails, mais on l'a purgé le Nico.

 

Même qu'après, il se sentait beaucoup mieux. Et nous on était très fiers.

 

M'enfin, ce que j'en dit, c'est que les escargots, c'est vraiment pas très classe...