dimanche, 26 octobre 2014

Après les Volets : la sombre affaire du garde-manger...

Gens, la vérité, sur les yeux de Tonton Maurice, quand y aura plus ces histoires d'échafaudages et de travaux : je jure que je ferai une grande fête !

Tu te souviens de l'histoire des volets ? Que c'est toujours pas résolu cette affaire-là, d'ailleurs...

Au départ : on devait m'en reposer des nouveaux à cause qu'un Prix-Nobel a, par je ne sais quel truchement, cassé les miens en les arrachant sauvagement.

Ben au final, ils voulaient remettre les anciens... Qui, je le rappelle, étaient tristement abandonnés dans la cour, cassés en 8 morceaux bien distincts.

Comment ? Aucune idée. Je ne sais absolument pas comment qu'ils allaient faire leur compte pour recoller les morceaux du puzzle.

Ben figure-toi qu'il s'est passé un truc bizarre : la moitié des volets à disparu. Ouais...

Marijuana, ma gardienne-chérie, elle dit que c'est un quelqu'un qui avait besoin d'acier ou d'aluminium (ya des gens qui ont des envies bizarres, mais ça ne me regarde pas).

Le GrandArchitecte, il dit que c'est un quelqu'un qui avait tout simplement besoin de la moitié du même volet que le mien (j'comprends pas... Vu l'état dans lequel il était).

Moi j'ai dit que j'y comprenais rien, mais que j'en avais marre de la bâche collée sur ma fenêtre (Cousin Mimine m'a suggéré de faire une découpe de 50cm dedans, mais j'ai estimé que c'était trop compliqué, et que j'avais pas particulièrement envie de me retrouver avec des meurtrières).

Le GrandArchitecte, il a dit que ça allait mettre 3 semaines pour recevoir des nouveaux volets. Que c'était pas de sa faute, mais de celle du fournisseur (ben oui voyons) à cause que mes volets ils étaient trop impertinents à ne pas être standards.

Donc, moi j'ai dit "Barbie Grosse Menteuse". Passque ça voulait dire qu'en fait, quand il m'a dit que j'allais en avoir des neufs ya 15 jours : il m'avait juste banané la poire.

 

Mais là, il s'est passé un truc vachement intéressant...

V'là qu'un matin je me rendais joyeusement au travail (aka, j'avais mon fessier augustement posé dans le métrokipu) lorsque mon wasin de pallier m'a envoyé un sms très très très intéressant :

Salut Sonia, dis-moi est-ce que toi aussi t'as payé 850€

pour qu'ils te changent le garde-manger ?

 

J'ai pensé dans le dedans de moi-même : Mais What the Fuck avec le garde-manger ???

 

NB : un garde-manger, comme son nom l'indique, c'est un truc qui ne sert plus à rien, une installation qui donne sur le dehors, et qui avant (aka quand y avait pas encore les frigos) servait de meuble pour conserver les denrées périssables au frais.

NB 2 : moi, le mien, je l'ai changé lorsque je suis arrivée dans cet appartement y a quelques années. A cause qu'il était un peu vieillot. Je l'ai condamné de l'intérieur, et il me sert désormais de rangement pour les gels douche, et les trucs de la salle de bains. C'est un placard plein jusqu'à la gueule, quoi.

 

 

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 Chouf la beauté de ce bidule ! 

(qu'on doit garder, sinon y disent que la façade est "dénaturée" LOLILOL)

 

J'ai renvoyé un sms à mon wasin :

Je n'ai pas demandé de changement du garde-manger.

Il sera juste repeint, comme ceux des autres, et c'est compris dans les travaux.

Donc, je ne peux pas te répondre quant au prix d'un neuf.

 

C'est là qu'il a écrit :

Ah ben si... Ils sont en train d'y toucher et de le retirer...

Moi chuis resté chez moi aujourd'hui passqu'en attendant le remplacement du mien,

j'ai un gros trou dans la cuisine.

 

C'est à ce moment-là que j'ai senti jusque dans le métrokipu le gros trou dans ma salle de bains (qu'avant, c'était la cuisine) et c'est là que j'ai estimé que c'était un peu le pomponeau de la pomponette au niveau de la Ouattezefeukerie...

Ensuite, c'est Marijuana qui m'a téléphoné pour me dire que les z'ouvriers demandaient l'accès à MON appartement pour retirer le garde-manger par l'intérieur... (mais elle a refusé de leur ouvrir à cause que j'étais pas dans la liste des gens qui devaient en avoir un nouveau).

J'ai donc téléphoné au Cousin Mimine et j'y ai dit d'appeler le GrandArchitecte, passque moi c'était au-dessus de mes forces et que je risquais de dire encore de vilaines choses qui pourraient dépasser ma pensée (faut s'tenir).

Ça va que Cousin Mimine, il adore prendre ce genre de dossier :)

 

Et il m'a rappelée pour me dire un autre truc très très intéressant : Ya le GrandArchitecte qui dit qu'il s'est trompé d'appartement. Que c'est pas ton garde-manger à toi qu'il devait changer.

Mais sans déconner ???

 

Cousin Mimine, comme il est vraiment trop fort, il a aussi demandé ce qu'il se passait avec ze fucking volet, et également qu'on lui indique les dimensions exactes afin de voir s'il était pas possible de commander plus vite (histoire de rendre service quoi... Même si c'est pas son boulot). 

Le GrandArchitecte il a dit à Mimine (passque moi j'veux vraiment pas y causer) : Naaaan, mais vous en faites pas M'sieur Mimine... Quand on viendra poser les nouveaux volets, y aura plus d'échafaudages, on passera par l'intérieur de l'appartement.

Mimine, il a dit : C'est très malin... Ça oblige à une présence ce jour-là, donc un jour de congé à poser, du dérangement. Ce serait tellement plus simple que ce soit fait maintenant, non ?

 

Bizarrement, semblerait que la procédure se soit miraculeusement accélérée, et on se demande bien pourquoi... Ça c'est simplement passque le surnom de Mimine c'est "The Sticker". Quand il s'occupe d'un truc, il ne lâche jamais.

 

Alleluiah, Pray the Lord ! (dans l'absolu, tout cela n'est pas bien grave, hein... L'écrire, ça détend !).

 

Le jour où ce sera terminé : la chouille, la fête, la teuf, j'vous dit...

 

 

 

dimanche, 12 octobre 2014

La sombre affaire des volets.

Gens, ya des échafaudages sur mon n'immeuble.

Tu t'en fiche ? T'as bien raison.

"On va vous ravaler la façade" qu'ils disaient... Note que je ne l'ai pas pris pour moi, et même pas je me suis vexée.

Et c'est donc ainsi, un beau matin (ou le soir, en rentrant du bureau, je sais plus trop en fait), que j'ai donc découvert que mon immeuble était tout quadrillé de tubulures en tous genres, façon Centre Pompidou.

En gros : c'était moche. Mais pour ravaler une façade, faut en passer par là.

 

L'ignominie, ça a commencé, quand j'ai voulu ouvrir mes volets (on était en Juin, il faisait encore jour très tard le soir).

Et là, note la beauté, installée par un Prix Nobel de l'échafaudage :

 

volets.jpg

 

 

Voilà, tu constates : ça s'ouvre plus (ça va que c'est dans la chambre, et pas dans le salon).

C'est-à-dire, et pour résumer la chose : même pas on a été prévenus.

Si le jour du montage des tubulures, t'avais laissé tes volets ouverts : ben tu peux plus les fermer.

Si tu les avais laissés fermés : ben tu pouvais plus les ouvrir.

Et cela : pendant des mois (sinon, c'est pas drôle). 

Donc, chez nous, c'est devenu : le camp de ceux qui les ont ouverts VS ceux qui les ont fermés (je parle des volets).

 

Les vacances arrivant à grands pas, v'là que je me pose une question existentielle dans le dedans de moi-même : n'importe qui peut monter sur les échafaudages, les appart' vont être faciles d'accès.

J'ai donc téléphoné au Monsieur du Syndic, la bouche en cœur : Oui, Bonjour, je voulais juste savoir... Ça va rester en place jusqu'à quand cette affaire-là ?

Il a répondu : Jusqu'à la rentrée.

J'ai demandé : Et qui a eu la bonne idée lumineuse de faire cette installation avant les vacances ? J'veux dire, sachant qu'en Août y aura personne...

Il a dit : C'est moi.

J'ai répondu : Je ne vous félicite pas.

 

Après je l'ai rappelé... Rapport au fait qu'un samedi matin, j'étais tranquillement chez moi, pas très habillée, et un type se promenait juste devant ma fenêtre.

J'ai trouvé que c'était déplacé (et je ne m'y attendais pas).

Ils ont donc juré de ne plus venir le samedi.

Marijuana, ma Gardienne-chérie, a même déclaré : Le samedi, les gens veulent rester chez eux tout nus. C'est leur droit.

 

Ceci étant exposé, on s'est tout de même habitués (GAMAN comme disent les Japonais, on accepte son destin).

Mais le pompon ça a tout de même été le jour où j'ai trouvé un mot épinglé sur ma porte.

C'était un mot très très intéressant. Dessus, y avait écrit :

S'il vous plaît Madame, est-ce que vous pouver laissé votre volet ouvert.

Il faut qu'on le peindre de l'intérieur.

 

Je suis donc allée voir le chef du chantier, et je lui ai dit : Monsieur, c'est avec grand plaisir que je voudrais bien laisser mon volet ouvert... Mais étant donné que vous avez collé l'échafaudage dessus, même avec la meilleure des volontés, je ne peux rien faire pour vous aider.

Il a caressé sa p'tite barbichette et a déclaré : mmm... Mouais... C'est pas faux... On n'y avait pas pensé.

 

En rentrant le soir, j'ai remarqué, comme qui dirait, une couille dans le potage : y avait plus de volet. Mais alors, pudutout. Pas la queue d'un. A la place : une bâche noire.

 

Je ne m'inquiète pas plus que ça, et le lendemain matin, je vais vouar Marijuana pour y demander qu'est-ce qui s'est passé.

C'est là qu'elle a eu l'air un peu embêtée ma gardienne...

Elle a dit : Ben... Comment dire... Ils ont arraché ton volet par l'extérieur... On sait pas trop ce qui s'est passé, mais... Ben... Ils l'ont cassé, et au final, il est tombé dans le jardin de la Taupe de Portugalie.

J'ai juste répondu : Ah.

Par chance, que la Taupe n'était pas dans le jardin (imagine le merdier...).

Marijuana a rajouté : Nan mais c'est de leur faute. Ils vont te remettre un volet neuf.

 

15 jours plus tard.

Je me demande : But where is the fucking volet ?

Toujours pas l'ombre de la queue d'un à l'horizon.

Et vivre avec une bâche, honnêtement, ya un moment où tu t'en lasses... C'est tellement surfait.

 

Je rappelle le Monsieur du Syndic, qui là, m'expose une donnée très très intéressante : Ya l'architecte qui veut pas vous payer un nouveau volet. Il dit que celui qui a été cassé était pourri.

C'est là que j'ai commencé à dire des choses très très vilaines... Et comme quoi que ça n'était pas mon problème (en fait, j'ai pas dit ça aussi poliment), et que c'était super facile de déclarer la mort d'un volet de 7 ans (le pauvre, aucun respect).

Comme une vile délinquante, chuis allée visionner feu mon ancien volet dans le jardin de la Taupe (note qu'il est toujours à la même place depuis 15 jours) : cassé en 8 parties. Pas pourri du tout. Mais cassé : ça oui (et pas par moi). Passque, j'voudrais pas dire, mais du temps où il était vivant, il s'ouvrait et se fermait sans problème !

 

L'Architecte a déclaré : Soit elle s'en repaye des nouveaux, soit on lui laisse la bâche, soit on lui remet l'ancien.

J'ai répondu des choses encore plus vilaines et drôlement impolies.

Au final, j'ai dit : OK, vous voulez jouer à ça ? Remettez les anciens...

Ils ont dit que finalement ils pouvaient pas.

On se demande bien pourquoi ???

 

Z'inquiétez pas, ya les assurances, toussa toussa.

Les échafaudages s'en vont cette semaine, et les nouveaux volets (pas payés par moi) seront également posés avant.

NON MAIS ! 

 

 

mardi, 23 juillet 2013

Dans la série, mes voisins, ces tarés...

En ces temps de grande chaleur, j'peux te dire que je ne regrette pas d'avoir investi dans un climatiseur...

Même s'il n'est utilisé que maximum 3 semaines par an, se retrouver au frais (et Maya avec), ça n'a pas de prix.

 

clim.JPG


Donc, le machin, j'ai toujours pas vraiment compris à quoi servaient tous les boutons, mais il fonctionne très bien, et c'est l'essentiel qu'on lui demande.

Tous les soirs, je l'ouvre par derrière (c'est pas sessouel quand je dis ça), et ça lui vide son eau (nan, ya toujours rien de graveleux).

L'eau sert ensuite à arroser le ficus, qui, par on ne sait quel miracle, on ne sait quel prodige, a réussi à survivre à la maison au bout de 3 ans. Même Mimine il dit que c'est incroyable !


Pourquoi que te raconter ça ?

Ben passque n'oublie pas qu'un climatiseur, ça reste un appareil technologique. Et qui dit appareil technologique, dit que ça peut facilement devenir ignominique une fois mis entre mes grosses paluches...

V'là que j'étais en train de me battre avec le gros tuyau qui va dans le dehors de ma maison, quand soudainement (nan, vraiment, je ne sais toujours pas comment c'est arrivé) : le filtre du tube il s'est détaché.

Et où c'est qu'il est tombé d'après toi ?

Ben dans le jardin de la Taupe de Portugalie, voyons !


Petit apparté :

Ayant reçu 2 mails d'insulte (et quelques commentaires) m'accusant de pratiquer de la discrimination envers les Portugais, je redis donc la chose suivante : la Taupe n'est pas Portugalienne (oui, c'est un mot qui n'existe pas, merci je suis au courant, mais c'est sympa de me l'avoir signalé).

Sa nationalité a été modifiée pour les besoins de la narration (ce qui n'a pas empêché le Président du Syndic de l'immeuble, de tomber sur mon blog... true story).

Un peu de second degré, les gens !

Fin de l'apparté.


Bon. Où c'est que j'en étais ?

Oui : le jardin de la Taupe ! (avec le filtre du climatiseur dedans).

Jardin dont seule ELLE a la clé (normal, vu que c'est le sien).

Ca faisait au bas mot au moins 1 an que je n'avais pas adressé la parole à Gollum.

Le dernier échange tenu avec elle s'étant soldé par un élégant doigt d'honneur de ma part...


Le fait est que donc, ça blase bien, mais là, pas le choix : fallait entrer  en communication avec elle.

Cela-dit, j'ai mis du temps à me décider hein... J'avais même déjà préparé un panier sur le site de vente de pièces détachées...

Avant de le valider, chuis allé déposer un mot sous la porte de la Taupe :


Bonjour Madame-au-tablier-à-carreau-et-aux-cheveux-toujours-gras,

Faut bien avouer que c'est ballot, mais comme je suis un peu maladroite, j'ai fait tomber le filtre de mon climatiseur dans votre jungle. 

Ca serait bien aimable de me le rendre (il est gros, rond, blanc comme un trou du cul).

Mais si vous le gardez pas, je comprendrai va... C'est pas comme si j'avais pas l'habitude. Enfin sachez que le site des pièces détachées, il se touche gravement sur les prix.

Echange de bons procédés : je peux essayer d'oublier l'affaire de la poussette (mais je ne promets rien).

Et également le fait que vous avez probablement revendu 2 aspirateurs NEUFS sur Le Bon Coin ("c'est tombé c'est perdu", c'est comme ça que vous m'avez dit, j'ai rien inventé).

Je sais qu'on se cause pas (et c'est mieux si ça reste comme ça).

La fille pas aimable du dernier étage (oui oui, vous savez très bien qui c'est, puisque vous m'appelez ainsi quand vous causez de moi à la Gardienne...).



En attendant, chuis allée regarder le tube du climatiseur, et force était de constater, qu'avec le filtre au bout ça aurait été quand même mieux (pis il faisait vraiment chaud).

C'est là que juste en face de la fenêtre, tout tranquillou, je vois ma voisine COMPLETEMENT à poil en train d'arroser ses plantes (épilation intégrale la voisine).

Je commence à avoir une crise fou-rire. Elle me voit, et... se barre.


Je crie : Je vous ai vue !!!

Ben tu sais ce qu'elle a fait ?

Elle est revenue à la fenêtre pour me faire Coucou en se dandinant (toujours la moule à l'air).


Alors j'ai fait Coucou aussi.

Je crois que je ne vais plus jamais la regarder de la même manière... Surtout que normalement, cette dame est toujours habillée très chic et en tailleur.


C'est là que ça a sonné à la porte.

Quand j'ai ouvert : y avait le filtre bêtement posé sur mon paillasson (et la Taupe déjà dans l'ascenseur, ce qui fait que j'ai même pas eu à lui causer).


Mes voisins sont étranges.




dimanche, 05 mai 2013

J'ai testé pour toi : l'inondation.

Gens,

Me v'là remontée à la surface (c'est le cas de le dire).

Je sors un peu la tête de l'eau (c'est le cas de le dire) et je vous prie de bien vouloir m'esscuser pour mon silence...

 

Tout a commencé, quand, un beau matin, je me lève comme d'habitude pour aller travailler.

Et c'est là que je me suis rendue compte qu'y avait pu du tout d'électricité dans ma maison...

Pas affolée, j'ai juste pensé "Rho ben ya du avoir une panne pendant la nuit". Je navigue jusqu'au compteur électrique, et je remets le courant.

Attablée devant mes Chocapics et Télé Matin, le tout légèrement vaseuse, v'là que le courant saute encore.

"Rha ben crotte alors !" que j'me dit dans le dedans de moi-même, "Ya panne générale dans le quartier, ou bien ?".

En regardant par la fenêtre, fallait bien se rendre compte que les voisins, eux, ils avaient de la lumière.

Je remets le courant, et je me réinstalle devant la télé du salon.

Pis ça saute encore.

Je vais dans le couloir : y avait de la lumière, donc c'est que ça venait de chez moi...

Je farfouille dans le compteur électrique et vérifie chaque fusible un à un (ça, bizarrement je sais faire, c'est Mimine qui m'a appris).

C'est là que j'ai entendu un bruit bizarre (du genre grésillement) qui émanait de l'interrupteur de la salle de bains.

Alors j'ai fini par rester dans le noir car ça commençait à me perturber cette affaire là.

 

En rentrant du boulot le soir, il faisait encore un peu jour dans mon salon.

C'est là que j'ai remarqué un truc bizarre : le mur principal, et ben il brillait de mille feux dis donc !

Genre il était tout illuminé comme si qu'il avait été touché par la Grâce...

 

miracle.jpg


Et la Grâce, en l'occurrence, ben fallait bien se rendre à l'évidence que c'était de l'eau qui coulait dessus le mur (très joli d'ailleurs, on aurait dit une fontaine disaïgne).

L'eau (la salope), elle était en provenance directe depuis le plafond (j'te l'ai dit que c'était un truc miraculeux), et elle coulait jusque par terre (donc, certainement en-dessous).

Donc, inutile de te faire un dessin : y avait la mare aux canards en plein milieu du salon...

Depuis le temps que je rêvais d'une piscine chez moi : c'était devenu la réalité !

 

Complètement paniquée, je monte sonner chez l'abruti qui habite au-dessus de ma tête, et avec de grands moulinets de bras, j'y essplique qu'ya un truc qui fuit chez lui.

Il me répond que non, c'est pas possible.

Je le prends donc sous le bras (il fait très exactement 1m48, donc c'était pas trop difficile), et j'y demande de constater l'apparition de la Vierge Miraculeuse sur mon mur de salon, avec une énorme tache qui commençait à se former sur mon plafond.

Il dit qu'il va couper l'eau.

Ensuite, j'appelle ma wasine (celle qui a acheté l'appartement de Madame de Mon Cul sur la Commode) et qu'est très sympa.

Elle répond qu'elle part immédiatement du bureau...

Pendant ce temps-là, moi, j'ai mis mes palmes et mon tuba (nan, en fait je mens, j'en ai pas), et j'ai commencé à écoper.

Ma Gardienne (cette Sainte), celle qui s'appelle Marijuana et qu'est très sympa, elle est venue m'aider...

Combien de serpillères et de bassines ? Je sais pas. Au moins 1000, et pendant 3 heures.

 

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Quand ma wasine est rentrée, elle m'a informée d'une chose très intéressante : elle était complètement inondée aussi.

Donc Marijuana est allée l'aider aussi, pendant que je continuais à ramer dans ma barque (nan, je mens aussi, j'en ai pas). M'enfin, vu que j'avais les pieds dans l'eau, c'était tout comme.

 

Epuisée, vers Minuit, je laisse tout le merdier en plan et je pars me coucher.

Et le matin, en me réveillant (toujours dans le noir j'te rappelle), ben ça coulait toujours dis donc !

Je réveille donc ma wasine (chez qui c'était également toujours inondée), et super énervées, on monte revoir l'ahuri.

Andouille astrale qui déclare la phrase culte suivante : "Ah c'est toujours mouillé chez vous ? J'ai juste pris une douche, et lavé la vaisselle...".

Moi : "Monsieur, qu'est-ce que vous ne comprenez pas dans la phrase IL FAUT COUPER VOTRE ARRIVEE D'EAU ???".

Lui : "Mais c'est pas sûr que ça soit de ma faute hein...".

J'ai rien répondu, je suis juste allé sonner chez Marijuana, et lui ai demandé de couper l'arrivée générale d'eau de l'immeuble.

Voilà, comment à cause d'UNE seule personne qui ne comprend rien (une vraie VEDETTE), pénaliser un immeuble entier d'habitants ! 

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A l'heure du déjeuner, évidemment que je n'avais rien d'autre à faire que de quitter mon boulot pour aller chez moi accueillir un plombier et un électricien hein !

L'électricien n'a rien pu faire, à part déconnecter les trucs qui merdoyaient.

 

Le Plombier est monté chez l'endive et lui a mis le nez dans la preuve que ça venait de chez lui.

C'est là que je suis devenue dingue. L'inondation venait de son robinet de cuisine...

Le truc fuyait depuis longtemps, car... Il avait noué un torchon dessus !

Au lieu de réparer une simple fuite, Môssieur lui fait un noeud...

Et c'est pas comme s'il ne s'était pas rendu compte que ça inondait, car le lino au sol était tout gondolé, et faisait comme une sorte de grosse boulasse.

 

Donc, présentement, je dois attendre que mes murs sèchent... Ce qui peut prendre des mois... Mais j'ai demandé aux entrepreneurs de rapporter leurs grosses machines accélérant le séchage des murs.

Sinon, je n'ai toujours pas d'électricité dans le salon, ni la salle de bains (se laver dans le noir, c'est merveilleux).

Pourquoi ? A cause que la prise électrique des 2, où c'est qu'elle est à ton avis ? Ben dans le mur imbibé, pardi !


 

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Les Assurances ont proposé de me reloger à l'hôtel en attendant, mais j'ai refusé.

Tu me vois avec ma petite valise et mon chien sous le bras ?

 

Donc, en attendant, je campe...

Voilà.

Fantastique.

Un torchon...

 

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Le beau papier-peint trompe-l'oeil que j'avais posé moi-même ?

Il a fini par TOMBER tout seul !

 

Cela-dit, ya pire.

Ma collègue m'a raconté qu'une fois elle est partie en ouikend.

Sa wasine du-dessus est également partie en ouikend.

Sauf que la dite-wasine avait décidé de se faire couler un bain avant de partir.

Et qu'elle a oublié de fermer le robinet...

Imagine...

48 heures de baignoire qui coule.

En rentrant chez elle, ma collègue a retrouvé son plafond : par terre dans son salon.

Quand elle a visualisé son appart' légèrement dévasté, elle s'est un peu énervée. Ce à quoi, la wasine à répondu : "Rho ben vous êtes pas très aimable... Ca ne vous arrive jamais d'être un peu tête-en-l'air ?".

On rêve, n'est-ce pas ? Ca a duré 1 an, et z'ont été obligé de lui entoiler le plafond...

 

Remarque, l'appart' du-dessus qui se vide dans le mien, c'est pas mal non plus hein.

 

Un seul conseil : vérifiez si vous n'avez pas une petite fuite qui traîne...

Ma wasine du-dessous est verte : son appartement, elle venait de le repeindre, c'était même pas encore sec. Et maintenant, tout est gondolé et cloqué.


Enfin, vu les inondations actuelles en France (je compatis d'une force, tu peux pas imaginer), je vais pas trop me plaindre (pas de "bon courage" dans les commentaires sivouplaît, ya plus mal-lôti que moi). Ca aurait pu être pire, et Maya ne s'est pas électrocutée, c'est l'essentiel.


 

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Voilà voilà.

Cordialement.

Bien à toi.

 

Nan mais un torchon quoi...

 

 

 

dimanche, 03 juin 2012

J'ai testé pour toi : se payer la honte avec son facteur.

Gens,

Je crois qu'en fait, à force de tellement râler contre la Poste, v'là qu'ya eu grosse conspiration complotique.

 

Dernièrement, comme tous les matins de la semaine, j'étais sagement assise derrière mon bureau pour travailler.

Quand, en fin de matinée, je reçois un coup de fil très très intéressant de la part d'une dame que j'aime beaucoup : ma gardienne (celle qui s'appelle Marijuana, qui est très gentille, et avec laquelle on lutte au quotidien contre les méfaits de la Taupe de Portugalie).

Mais là, Marijuana elle était toute paniquée, à tel point que ça lui était compliqué de m'esspliquer précisément de quoi qu'il s'agissait.

Voici donc, retranscrit tel que je peux, l'échange assez surréaliste entre elle et moi :

 

Marijuana : Sonia... Ya un problème avec ton courrier...

Moi : Gné ?

Elle : Le facteur, il a une lettre mais il peut pas la mettre dans ta boite, ni me la remettre...

Moi : Ah bon ? Pourquoi ? T'as une procuration pour recevoir mon courrier recommandé pourtant.

Elle : C'est pas un recommandé. C'est une lettre normale.

Moi : Beh, il est où le problème alors ?

Elle : ............... Ya des trucs sessouels écrits dessus.

Moi : ??? Sessouels comment ?

Elle : Ben... Le facteur ça l'a tellement fait rougir qu'il a pas osé tout me répéter... D'ailleurs, moi je l'ai pas vue cette lettre. Mais ça parle de... de tout ce qui "en bas" quoi...

Moi : Classe... Et je fais comment pour la récupérer ?

Elle : Faut que tu fasses une réclamation à ton bureau de Poste, ou que tu arrives à attraper le facteur avant qu'il ne termine sa tournée.

Moi : Super... J'ai vraiment que ça à faire tiens !



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L'heure du déjeuner arrivant, je mets donc mon paletot sur le dos et je vais à mon bureau de poste.

 

12h40 - Bureau de Poste de chez moi. Intérieur jour.

 

Moi à la dame Postière : Oui, Bonjour Madame... Voilà, j'ai un p'tit souci. Paraît que j'ai reçu un courrier, et le facteur il a pas voulu me la donner vu qu'y avait des trucs marqués dessus. Donc, si ce dernier est dans les parages, est-ce que je peux aller tailler le bout de gras avec lui ?

La dame Postière, elle devient toute rouge et elle répond juste : Ah oui... Je suis au courant...

Moi : Bon, ben c'est possib' que je puisse récupérer MON courrier ou bien ?

Elle : Nan. Elle comporte des mentions à caractère obscénatoire (ça causait de "tout ce qui est en-bas"), donc, elle est partie à la Maréchaussée pour enquête.

Moi : Nan mais sans déconner ?

  

Je sors du bureau de poste (sous un regard inquisiteur), et j'me demande c'que c'est que cette affaire-là.

 

Là, j'appelle une amie qui voyant que je perds mon sens commun, me dit : Tu sais Sonia, tes amis sont un peu barrés... Fais le tour, ça peut être que l'un d'entre eux...

 

Et j'y rétorque immédiatement qu'elle doit bien avoir raison.

J'appelle Ami barré dans sa tête n°1 : Alexis (cette traînée qui vit à Lyon).

Il répond que nan c'est pas lui.


Je contacte ensuite Ami barré dans sa tête n°2 (il se reconnaîtra...), et il dit que c'est pas lui non plus.

 

J'envoie aussi un sms à Pascale (la Dame qui laisse des horreurs dans les commentaires, qui m'appelle pour me tenir des propos étranges, et aussi m'envoie de temps en temps des photos d'elle...).

Elle répond : Nan ma croûte, je t'ai pas envoyé de courrier. Je sais pas écrire j'te rappelle.


Et pis finalement, je tente aussi de demander à... Mon fils... (oui, lui). C'est pas mon vrai fils en fait, mais ya 2 ans, il m'a demandé de l'adopter (car il aime pas trop sa vraie famille).

Ce à quoi il répond : Ben oui Maman, c'est moi qui t'ai écrit ! (tout fier de lui en plus).

Je l'insulte.

Il aime ça.


Ensuite, il me demande si je suis contente du courrier.

Ma réponse : Ben je peux pas savoir, puisque ta lettre, elle est à la Maréchaussée pour enquête, gros malin !

Il dit : Rhoooo, ben ils peuvent l'ouvrir, quand ils verront que ça commence par "Bonjour Chère Maman", c'est sûr que ça contrebalance avec c'que j'ai marqué sur l'enveloppe...

Moi : Mais qu'est-ce que tu as écrit dessus ???

Lui : Ben rien de spécial... J'ai juste parlé de ton fondement...




Le lendemain - 15h. Téléphone.


Homme de la Maréchaussée tout gêné : Oui, Bonjour Mademoiselle de Bencouscous. C'est juste pour vous dire que vous êtes convoquée au Poste à cause d'un courrier que vous avez reçu et qu'est pas trop normal...

Moi : Pour parler de mes fondations ? Oui, merci, je sais... (soupir).

Lui : Autant vous avertir, vous ne récupérerez pas la lettre hein...

Moi : ............................


Dans déceunner, j'ai vraiment que ça à faire que d'aller esspliquer à la Maréchaussée que "Oui, j'ai reçu une lettre comportant des mentions pornographiques, mais c'est normal hein, c'est un ami !".


Sinon, juste pour info, il se trouve que ma Princesse Soso a également reçu une lettre dans ce genre (sauf que elle, c'était PIRE... Vu qu'elle est présentement "habitée", et aussi que sa factrice, et ben c'est la mère de l'une de ses élèves).

Soso songe à déménager, car maintenant elle se fait regarder de travers par la factrice qui pense que "vu ses moeurs", elle attend l'enfant de Satan...


Et ma copine Laurence pareil !

Y avait marqué des tas de trucs relatifs au fait que vu son âge avancé (elle est jeune en plus), ben parfois, le soir, il lui arrivait de faire "boutique-mon-cul" du côté du bois...


Une dizaine de lettres de ce genre sont parties (note qu'elles sont toutes arrivées, et ont toutes été distribuées par un facteur moins chochotte que le mien hein...).

Ya un des destinataires, il a même pas voulu répéter ce qu'y avait marqué sur le courrier (pourtant, il est pas du genre à rougir). 


Quant à mon facteur, il veut pas me parler et baisse la tête quand il me voit...


Inutile de te dire que retourner un jour à mon bureau de Poste est une mission impossible, hein... (ou alors avec des lunettes noires et un chapeau).


NB : mon fils (qui est un p'tit rigolo) a voulu se faire pardonner en m'envoyant un gros bouquet de roses rouges pour la Fête des Mères... J'imagine la tête du fleuriste quand il a du écrire le mot qui accompagnait les fleurs (à mon avis, pire que ce qu'il y avait sur l'enveloppe...).

Note pour plus tard : je suis également tricarde de chez les livreurs...



dimanche, 06 novembre 2011

J'ai testé pour toi : devenir délinquante.

Gens,

 

Ca y est je suis devenue une vandale !

Rappelle-toi, dans mes histoires de Taupe, on en était à la sombre histoire de la poussette.

J'ai trouvé que c'était comme qui dirait "la goutte d'eau qui avait fait déborder la coupette".

Ce jour-là, j'ai juré : maintenant, elle va manger !


 

JARDIN.jpg

Ca c'est le jardin de la Taupe décoré avec mes aspirateurs...


 

Sur vos bons conseils dans le précédent article, c'est donc ainsi que je suis passée à l'attaque...

 

Jour 1 :

Décor : ma cour d'immeuble, plongée dans l'obscurité du soir (genre 23h30 quoi).

Une silhouette accompagnée d'un chien muet s'avance dans le noir.

La silhouette cause dans le téléphone avec Princesse Soso qui l'encourage à commettre le méfait qu'elle va commettre...

La silhouette (ma gueule donc) débouche rapidement une mystérieuse petite bouteille, et en verse précipitamment le contenu dans la boite aux lettres de la Taupe.

Princesse Soso dit : Yeahhhhh, trop forte, c'est bien ma poule !!!

La silhouette s'éloigne rapidement.

Princesse Soso ricane machiavéliquement dans le combiné.

 

Jour 2 :

Décor : ma cour d'immeuble, plongée dans l'obscurité du matin (genre 7h30 quoi).

Devant l'entrée : ma gardienne appuyée sur son balai et qui rigole.

Moi : ben pourquoi que tu te marres ?

Elle : parce que AÏ NO OUATT YOU DID LAST NIGHT ! (elle est pas Francophone ma Concierge, et je l'aime beaucoup).

Moi : comment que tu sais que c'est moi ?

Elle : passque juste après l'épisode de la poussette, je savais que IOU ARE GONNA DO SOMETHING AGAINST LA TAUPE !

Paraît que la Taupe a hurlé quand elle a découvert que quelqu'un avait versé du "café" dans sa bouate aux lettres.

Elle a directement accusé la gardienne (qui l'a envoyé se faire foutre).

Puis elle est encore allé se plaindre auprès du Président de l'Asso des Copropriétaires (qui l'a également envoyée se faire foutre).

Du coup, j'ai reversé une petite bouteille dans la boite aux lettres, et je suis allée travailler.

 

Jour 3 :

Décor : ma cour d'immeuble, plongée dans l'obscurité du matin (genre 7h30 quoi).

Devant l'entrée : ma gardienne appuyée sur son balai et qui fait le guet.

Moi : c'est bon Marijuana tu surveilles ? (oui, ma concierge s'appelle Marijuana et je vois pas où est le problème).

Elle : YES ! IOU CAN DO IT !

Je verse encore une petite bouteille et je m'éloigne rapidement.

 

Jour 4 :

Décor : ma cour d'immeuble, plongée dans l'obscurité du matin (genre 7h30 quoi).

Devant l'entrée : ma gardienne appuyée sur son balai et qui rigole.

Elle : AÏ SONIA ! ZE TAUPE IS VRAIMENT PAS CONTENTE IOU NO ?

Moi : Iou want me tou stop ?

Elle : NO NO CONTINUE !!!

S'est passé un drame en fait...

La Taupe avec son chiffon à la main est allé revoir le Président et y a dit un truc incroyable : je ne comprends pas, je suis appréciée de tout le monde ici !

Le Président : ah je ne crois pas non... Ca fait un peu genre 35 ans que vous faites chier toute la copropriété (oui, il a vraiment dit "CHIER" et ça montre qu'il était très énervé, parce que normalement c'est pas un Monsieur qui parle comme ça). Ca serait peut-être donc pas mal de vous poser la question suivante : si ya des actes de vandalisme contre vous, c'est que vous avez mérité ce qui vous arrive !

Elle a dit : mais tout le monde m'aime ici !

Lui : ben... Comment dire... Je n'ai que des plaintes à vot' sujet de la part des habitants. Donc, c'est qu'ils ne vous aiment pasEt vous savez quoi ? Moi je ne vous aime pas non plus !

Marijuana est arrivée et a dit : et moi non plus AÏ DON'T LAÏKE IOU !

Du coup, ya le type du magasin d'à-côté qui était en train d'espionner la scène depuis son arrière-boutique. Il est sorti et a rajouté : euh... Moi non plus, je ne vous aime pas.

Un gros drame vous dis-je !


 

jardin2.jpg

Si tu veux te rappeler de pourquoi mes aspirateurs décorent la cour de la Taupe,

c'est ICI.

(et merci à ma Catoche pour l'envoi de ces merveilleuses photos).

 

 

Jour 5 :

Je m'apprête à commettre un autre méfait, quand je tombe direct sur Marijuana qui me sort un truc incroyable : Sonia, IT'S DONE, j'ai déjà versé une bouteille de Soja ce matin dans la boite aux lettres de l'autre !

Moi : ben tu les a eues où ?

Elle : je les ai prises IN YOUR frigo...

Moi : ah...

Elle : et je t'ai pris un paquet de clopes aussi. IESTEURDAY, la Taupe m'a trop énervée et fallait que je fume (mon mari ne sait pas que je fume).

Moi : t'as bien fait ;)

Je trouve que tout le monde est assez détendu du string dans cette résidence finalement non ?

 

Jour 6 :

Apothéose.

Marijuana : ben Sonia, qu'est-ce que tu es en train de mettre dans la boite aux lettres de la Taupe ?

Moi : oh rien... Juste un poulpe que j'ai récupéré sur le marché ce matin...

Elle : un poisson ???

Moi : oui, mais il était défectueux et pas vivant. Le poissonnier me l'a offert en fait. Au moins ça sentira pas le café en séchant !

 

Oui passque finalement, la sauce Soja c'est pas mal, mais quand ça sèche ça sent le café, et la Taupe cherche à comprendre qui peut bien se promener dans la cour avec un thermos à la main.

En plus, ça a tendance à couler sur les boites aux lettres du dessous.

Et en-dessous ya la mienne (ce qui est un peu ballot tu en conviendras).

 

Oui.

Je sais.

Ne dis rien (tu sais que je suis pas terminée, et que c'est à cause des gens qui vivent dans ma tête).

 

Au moins, le poulpe il va pas atterrir sur mon courrier de l'EDF.

Quoique l'ignominie pouvant se loger n'importe où, on ne peut jurer de rien !

 

 

Jour 7 :


Je te laisse regarder ci-dessous...

Je vandalise les affichettes dans mon immeuble maintenant...

Ai pas pu m'empêcher, toutes mes confuses.


affiche.jpg

En-dessous de "Le Gérant", j'ai juste demandé : il a un petit nom ?


 

Sinon, mes coupines vétérinaires (et en particulier celle-là, car c'est la plus perfide) elles m'ont proposé de me garder des trucs au frais : dents, utérus et liquide de glaouis de chiens (que des trucs sympas quoi...).




 

mardi, 25 octobre 2011

La Taupe de Portugalie et l'affaire de la poussette.

Gens,

Je suis énervée. Oui.

Ca faisait un moment que la Taupe n'avait pas fait parler d'elle, tapie là dans l'ombre comme un gollum.

Hier, elle est sortie de sa caverne, mais alors bien en force tu sais !

gollum.jpg

 

V'là que j'étais avec ma Tatie chérie que je préfère au monde et sa fille, ma cousine "Liniment" (oui, ma cousine s'appelle "Liniment" et je ne vois absolument pas où est le problème).

Ma tatie elle s'appelle comme mon chien (oui).

Ou plutôt, c'est Maya qui s'appelle comme ma tata.

Quand j'ai adopté mon chien, j'ai décidé que j'allais tellement l'aimer que je ne voyais pas comment l'appeler autrement que ma tata préférée au monde entier.

Alors j'y ai téléphoné (à ma tata, pas au chien) et j'y ai demandé si genre ça pouvait la vexer que j'appelle mon chien comme elle.

Elle m'a répondu (la tata, pas le chien) que c'était un honneur au contraire (ma tata est formidable).

Ma Tatie est à présent mamie (ce qui veut dire que Liniment s'est reproduite, et qu'elle a pondu un joli bébé appelé Anaïs).

Le dit-bébé est d'ailleurs assez exceptionnel car il possède une capacité assez incroyable à mes yeux : elle sait se servir d'un Aï-Phone !

Dois-je te rappeler que les appareils technologiques et ma gueule ça fait 2 entités bien différentes ou bien ?

Cette enfant ne parle donc pas encore, mais est en revanche capable de regarder des photos en les faisant défiler, et quand c'est une vidéo : ben elle l'ouvre (ya vraiment des trucs qui me fascinent beaucoup dans la laïfe tu sais...).

 

Bref.

Tatie-chérie et Liniment viennent dans ma maison, rapport au fait qu'il était question qu'on aille se restaurer.

Tatie-chérie et Liniment déposent donc dans l'entrée de mon n'immeuble, ce qui sert communément à transporter les bébés, j'ai nommé cet objet étrange et pénétrant : une poussette.

 

 

maman-bebe-poussette.gif

 

NDLR : dans le hall de mon n'immeuble, on peut garer 1 poussette et 3 éléphants en même temps, et j'te prie de croire que ça dérange personne (quoique j'ai pas encore essayé pour les éléphants, mais normalement il devrait pas y avoir de problème, en poussant ça rentre).

Tatie-chérie et Liniment restent un peu dans ma maison le temps de bavasser, et on redescend pour aller au restau.

C'est là que l'ignominie est arrivée.

Tatie a pris l'ascenseur et est donc arrivée en premier en bas.

Des escaliers, Liniment et moi on a entendu la somptueuse phrase suivante : "Sonia, ya plus la poussette".

On est arrivées au rez-de-chaussée.

On a regardé dans le hall.

Effectivement : y avait pas l'ombre de la queue d'une poussette (ou de la trompe d'un n'éléphant).

 

J'ai commencé à changer de couleur.

Liniment a dit : tu crois qu'on nous l'a volée ?

J'ai répondu : nan, ya jamais eu de vols ici...

Tatie a regardé tout autour : pas de poussette.

C'est là que j'ai commencé à essayer de réfléchir dans le dedans de moi-même.

J'ai d'abord appelé ma manman (la voix de la Sagesse) et j'y ai exposé le problème comme quoi que c'était sûrement la Taupe de Portugalie qui était l'instigatrice de tout cela..

Manman a dit : t'as aucune preuve.

Bon.

Admettons.


Ensuite, j'ai téléphoné au Cousin Mimine (où je me suis un peu plus lachée).

Cousin Mimine, il a dit : vaz-y, faut sonner chez elle et y demander de rendre la poussette !

 

Liniment elle était très embêtée, rapport au fait qu'Anaïs a été nourrie aux boulettes Africaines, et que la perpective de devoir la porter, c'était pas vraiment ce qui l'enchantait le plus...

 

Tatie-chérie, la femme la plus intelligente de la planète, elle a eu la présence d'esprit de faire un truc auquel on n'avait pas pensé auparavant : elle est allée voir dehors si on y était.

Et là, qu'est-ce qu'y avait : LA poussette.

Trempée par la pluie...

Liniment elle a commencé à sacrément faire la gueule (rapport aux boulettes qu'elle avait donné à manger à Anaïs).

 

Alors je suis allée sonner à la porte de la caverne de la Taupe.

Elle a pas ouvert tout de suite (tu m'étonnes, vu qu'on était toutes les 3 remontées comme des coucous).

J'ai re-sonné.

Elle a ouvert, elle portait une serviette de table attachée autour du cou (et là, pour le coup, elle ressemblait vraiment à un Gollum).

Tu te doutes bien que j'ai pas perdu de temps en politesses et que j'ai direct demandé : dites, c'est vous qui avez mis la poussette de ma cousine dehors alors qu'il pleut ?

Réponse Taupesque : oui. Elle me dérangeait.

Moi : Et elle vous dérange en quoi je vous prie ? Elle ne bloque aucun accès, et on peut faire passer un 38t dans le couloir !!!

Elle : c'est interdit. C'est tout.

Moi : EN QUOI UNE POUSSETTE VOUS DERANGE DANS LE COULOIR ALORS QUE VOUS ÊTES PRESENTEMENT CHEZ VOUS EN TRAIN DE BOUFFER ??? (geste vers le plafond)

Elle : j'ai pas à vous répondre et vous me dérangez, je mange là !

Moi : PETASSE (oui j'ai vraiment dit ça), et vous ça ne vous dérange pas de foutre une poussette dehors sous la pluie ??? On fait quoi maintenant avec une poussette trempée, et un bébé qui ne peut plus s'asseoir dedans ???

 

Ben j'te prie de croire que ça a été un beau bordel...

Entre le Cousin Mimine qui appelait en même temps (rapport au fait qu'il voulait parler directement à la Taupe afin d'éventullement y démonter sa gueule à distance).

Entre ma manman qui appelait en même temps (rapport au fait qu'elle disait que ça serait bien que tout le monde se calme).

Entre moi qui était aussi excitée qu'un acarien au salon de la moquette (Copyright Elodie-chérie). Si on avait été sur un ring de boxe, manquait plus que l'entraîneur qui me verse de l'eau sur la tête, la coquille à remettre en place et le protège-dents à changer...

Et la petite Anaïs, qui du fait qu'elle ne pouvait pas s'asseoir dans la poussette n'a rien trouvé de mieux à faire que faire pipi SUR sa mère (qui était ravie du reste)

Ben ça nous a fait une belle soirée comme on rêve tous !

Le lendemain, chuis allée voir le Président de l'Association des Copropiétaires afin d'y causer du cas Taupesque (l'a répondu que c'était inadmissible).

 

PS : la Taupe a "conservé" le doudou en forme de poulet de la gosse... Et va essayer de faire dormir un bébé sans son doudou toi...

 

Ah nan mais j'te jure que je suis épuisée d'une force, mais alors d'une force...

 

 

  

dimanche, 11 septembre 2011

Se méfier des apparences, l'habit ne fait pas le moine, toussa toussa...

Gens,

 

J'ai une amie que j'aime beaucoup, et même qu'elle s'appelle Charlotte de la Fenêtre du Balcon d'en Face.

Mais son nom finalement en s'en fout, et c'est bien après l'avoir connue que j'ai appris qu'elle s'appelait comme ça (en fait, c'est pas son vrai nom mais c'est tout comme... C'est structuré pareil si tu veux).

Et c'que j'aime bien chez Charlotte : c'est qu'elle cache bien son extraction si je puis dire (ce qui ne veut pas dire qu'elle possède une cheminée dans son corps ! Quoique...).

En gros : elle jure comme un charretier, elle cause le langage parallèle et les langues forestières comme pas deux ! (Mais ça, c'est parce que c'est la fille d'un chanteur célèbre - véridique...).

Dernièrement, elle m'a raconté un truc assez rigolo.

V'là qu'elle avait dans sa maison une tripotée de potes qui étaient venus (comme toutes les semaines) jouer au Poker avec son mec.

  

Donc, l'ambiance, c'était pas vraiment ça : dupre-karen-soiree-mondaine.jpg

 

 

Mais plutôt ça, en fait :

Le_Radeau_de_la_Meduse soirée fl.jpg

 

Alors faut juste préciser que c'était pas un ouikend hein (sinon c'est pas drôle), et que la bande de gars c'est pas genre des types très silencieux...

Y avait de la musique, des chants paillards, des phrases fleuries telles que "mais je suis en train de te la mettre bien profond spice de %$£@?!$+""£ !".

En fait que des trucs pas très jolis jolis que normalement il faut pas répéter "passqu'on est trop petits et qu'on comprend rien" (comme dirait le Cousin Mimine).

 

Inutile de préciser que tout ce beau monde était en train de fumer des choses étranges et pénétrantes, et qu'après ça rigoulait beaucoup (c'est mal, la drogue c'est pas bien).

 

Et à force de foutre le gros bordel et tout, il est arrivé ce qui devait arriver : l'un des voisins a téléphoné.

Oui.

Il a téléphoné.

Il est pas monté passque je crois que Igor, le pote de 2 mètres sur 2 mètres de Charlotte, et ben il est comme qui dirait plutôt du genre impressionnant. Que quand tu le croises, tu as juste envie de lui dire "Pardon Monsieur, excusez-moi du dérangement", et ensuite tu pars faire pipi dans ta culotte tellement t'as eu peur dans le dedans de toi-même (en plus Igor, il est un peu susceptible, et une fois il a mis un mec dans le coffre de sa voiture toute l'après-midi, vu que le mec en question était le serveur du restau et il avait oublié de lui apporter le sel...).

 

Et comme le voisin était bien caché derrière son combiné téléphonique, il se sentait super invincible et tout.

Il a traité le mec de Charlotte de "petit pisseux", et que comme quoi il allait leur envoyer la maréchaussée et qu'après ils feraient moins les malins.

Vu tout ce qu'il était en train te le traiter de noms d'oiseaux, Charlotte elle en a eu marre, et c'est là qu'elle a attrapé le combiné du téléphone.

Le voisin, il était encore plus content de pouvoir copieusement insulter une faible femme (Charlotte elle est toute petite petite, et elle a une tête toute gentille).

Donc il s'est éclaté le mec, et c'est là qu'il a dit un truc qu'il aurait jamais du dire : "de toutes façons, si vous arrêtez pas le bordel, je vais monter, et je venir vous démonter vot' gueule !".

Charlotte, elle a répondu très calmement : "écoute-moi bien Connard : c'est moi qui vais descendre".

 

Et tout aussi calmement, elle a ouvert la porte de chez elle, et est partie comme une princesse.

 

Du coup, son mec et ses potes l'ont suivie en disant : arrête Charlotte, reviens voyons !

 

 

Dans les escaliers, le voisin attendait Charlotte avec un air super fier et sûr de lui.

 

Ben j'peux te dire qu'il s'est pris une volée de bois vert et une bardée d'insultes que même Serge Gainsbourg, Coluche et Jean-Marie Bigard ils en rougiraient...

 

C'est alors que le voisin a fait pareil, et il a dit des trucs pas très jolis jolis à Charlotte (surtout quelque chose concernant vaguement le fondement de sa maman, et aussi comme quoi il serait possible que le soir Charlotte fasse office de "boutique-mon-cul" dans le Bois de Boulogne avec des gens qu'on sait pas trop si ce sont des filles ou des garçons en fait, et également comme quoi sa bouche ne lui servirait pas qu'à manger...).

 

Ya Igor qui écoutait toussa d'un air ahuri, et il a dit au voisin : eh Monsieur, il faut pas parler comme ça à la dame ! C'est pas bien !

 

Charlotte, elle est partie dans de grandes envolées lyriques, encore pires que ce qu'on lui avait sorti avant.

 

Le voisin il en croyait pas ses yeux et ses oreilles.

 

Que tant d'insanités puissent sortir d'une si petite bonne femme. Surtout qu'à chaque fois qu'elle terminait une phrase, elle rajoutait "hein connard ?" juste derrière, le tout avec plein de gestes...


Il a juste répondu : vos ancêtres doivent se retourner dans leur tombe !

Et il est rentré chez lui.

 

Charlotte est retournée chez elle suivie de sa cour, et sous les ovations du public.

 

Pendant quelques temps, tu te doutes bien que le voisin il ne lui a pas adressé la parole quand il la croisait.

 

Mais un soir, il est passé devant elle et a dit : ah, ya moins de bordel maintenant. C'est fini vos sauteries du mardi avec vos amis drogués et alcooliques ?

 

Charlotte, toujours très classe (ce jour-là, elle portait un fourreau lamé à 10h du matin, ainsi qu'un chignon banane), elle a juste répondu : oui, il est vrai que dorénavant, nous recevons le vendredi... Belle journée à vous Monsieur !

 


 

 

jeudi, 16 juin 2011

L'Affaire des poils de la Taupe : ze retour !

Gens,

 

Tu te rappelles que dernièrement, la Taupe de Portugalie avait comme dernière lubie de collecter des poils dans sa cour intérieure, et qu'elle avait fini par envoyer une enveloppe velue au Syndic ?

Ayant copieusement rigolé sur ce coup-là (et la dame du Syndic aussi), je pensais benoîtement que l'affaire allait s'en arrêter là.

 

Que nenni mes enfants !

 

Un matin, v'là que j'étais chez moi en train de me peindre la face en marron (ouais, j'essaye de domestiquer l'effet nioude sur mes yeux, mais j'ai encore du mal à ne pas ressembler à un mérou depressif, donc pour l'instant je fais des tests).

Ca sonne à la porte et je m'en va ouvrir.

Là je vois pas grand chose.

 

Mais j'entends qu'un être humain semble vouloir s'adresser à moi.

Je baisse les yeux : et je vois un tout petit type en costume de velours.

Et le p'tit type n'avait pas l'air très content, rapport au fait qu'il avait du se taper plein d'escaliers à pied (l'ascenseur était encore en panne, à cause d'un tas de trucs incongrus que les gens mettent dedans. Après l'ascenseur il s'énerve, et au bout d'un moment, en signe de manifestation : il s'arrête et refuse catégoriquement de repartir).

 

Tout écumant, le p'tit type me dit : Bonjour, je suis un huissier.

Moi : rho, ça tombe bien, j'en avais jamais vu en vrai dis donc ! C'est pour quoi faire ? Normalement, je paye toujours mes factures en avance.

Le mini-Huissier répond : nous avons reçu une plainte émanant de Madame votre wasine du rez-de-chaussée.

Moi : ah ouais... Comme c'est étonnant ! Et à quel propos je vous prie ?

 

C'est là que le p'tit type a eu l'air comme qui dirait, un peu gêné...

Il a commencé à se tortiller (et le velours côtelé de son pantalon avec).

Et là, il m'a informé d'un truc très très intéressant : Madame La Taupe dit que vous causez des nuisances de type... euh... disons... "pileux"... dans sa cour intérieure.

 

J'ai donc demandé à ce que l'on m'explicite clairement ce que "nuisance pileuse" voulait dire.

 

Ben tiens-toi bien lecteur : paraît que les poils collectés dans l'enveloppe envoyé au Syndic par les soins de la Taupe pourraient fortement appartenir à Maya de Bencouscous.

Oui.

On croit rêver n'est-il pas ?

 

 

Sonia04.jpg

Copyright Mademoiselle Ursine d'Alaune, Photographe.


 

Et assieds-toi : l'huissier est venu faire un prélèvement de poils sur mon chien afin de les expertiser.

Oui.

 

Honnêtement, je savais même pas qu'un truc pareil était possible !

 

L'a donc fallu que je sorte le carnet de santé de ma bête (dont je rappelle que la race est comme qui dirait inconnue, vu que le soir où mon chien a été conçu c'était probablement lors d'une partouze, et même le vétérinaire est incapable de me dire de quelle race elle est...).

L'a fallu que j'essplique que la dite bête était bien née là-bas aux z'Antilles, mais que je ne savais rien de plus.

 

Sous mes yeux horrifiés, je l'ai vu sortir une paire de ciseaux, des gants et un sachet en plastique (comme dans R.I.S.).

J'ai dit : euh... Vous faites quoi là ?

Lui : un prélèvement pour un test. Ensuite je l'enverrai au labo, et on saura si les poils retrouvés dans la cour de Madame la Taupe appartiennent à vot' chien.

Moi : ouais... Ben vous pouvez vous brosser (si je puis dire) ! Moi vivante, aucun poil ne sera prélevé du cul de ce chien ! Vous croyez quoi sans déconner ? Que je l'épluche par la fenêtre ? Et quand bien même ce seraient ses poils, où est le fuck j'ai envie de vous dire ?

 

Après, je suis partie toute seule dans de grandes envolées lyriques à base de dans ton cul, les plumes des z'oiseaux déposées dans les arbres, la pilosité de la Taupe elle-même, mon côté glabre, toussa...

 

Le type il avait l'air gêné (de toutes façons, dès que ça cause poils, c'est tout de suite un peu gênant. Normalement, on cause pas de ces choses-là en public).

 

 

Ca s'est terminé par un refus catégorique de ma part quand à prélever quoi que ce soit provenant de mon chien.

Et également une signature d'une sorte de Procès-Verbal où c'est qu'y avait écrit : "Chien plutôt placide (donc visiblement coopératif ?) mais propriétaire ayant refusé de soumettre son animal de compagnie à l'analyse".

 

IMG_1339_b.jpg

Copyright Mademoiselle Ursine d'Alaune, Photographe.

 

 

Direct, chuis allée sonner chez la Taupe pour y causer de la vie. Elle m'a juste dit : faut arrêter de donner à manger aux pigeons aussi...

 

Ya vraiment des trucs qu'on doit m'esspliquer dans la laïfe... 

 

 

 

PS qui n'a rien à voir avec la Choucroute : ça cause du Millefeuille à Pragues ! (on remercie Google Translate, à moins que vous ne soyez fluent en Tchèque hein...).

 

 

 

 

 

samedi, 28 mai 2011

Il y avait cette petite dame...

Toujours bien mise, tirée à 4 épingles, et portant chignon comme les dames d'antan.

Ce qui me surprenait et m'attendrissait à la fois, c'est qu'elle était toujours très pomponnée, juchée sur de jolies bottines à boutons, drapée dans un grand manteau bien coupé, et ce, dès 7h du matin.

Un grand sourire, le rouge à lèvres impeccable et un fard à paupières lavande discrètement posé sur son regard. Une femme tombée d'un tableau du siècle passé en somme..

 

Elle avait un chien qui ne lui ressemblait pas (parce que souvent, les propriétaires ressemblent à leur chien, moi la première).

C'était un énorme Rottweiller, massif qui tranchait radicalement avec cette dame toute frêle et délicate.

Un matin, je promenais Maya très tôt, tombée du lit, les cheveux en vrac et les yeux encore collés. C'est là que la petite dame est venue me parler.

En riant, elle me dit que son chien tirait trop fort sur sa laisse et qu'elle avait manqué de tomber. Puis elle m'assura qu'il était le plus gentil de la planète, et que cela l'embêtait beaucoup de devoir lui faire porter une muselière, mais vous savez avec la loi sur les chiens classés en catégorie dangereuse, on ne peut pas faire autrement.

Je lui répondit que je n'en doutais pas, et avais même flatté le toutou par des caresses.

 

Puis, soudainement, elle se mis à me raconter des bribes de sa vie...

Qu'elle habitait dans le quartier depuis plus de 60 ans. Seule. Qu'elle vivait dans un appartement dont le montant du loyer avait été bloqué peu après la guerre, donc c'était bien pratique car il était grand et possédait un balcon.

 

Puis, elle me parla de lui. Cet homme dont elle avait été la maîtresse pendant 50 ans.

Un Monsieur dont la situation personnelle faisait qu'il n'avait jamais pu l'épouser.

Elle n'avait aimé que lui, même si à présent il était décédé depuis quelques années. Il lui manquait terriblement.

Il ne lui avait laissé qu'une seule chose en partant : un fils, qu'elle ne voyait pas beaucoup car il avait fait des études très importantes vous comprenez. Maintenant, il vit aux Etats-Unis, et il voudrait bien que je vienne le voir, mais il dit que l'avion risque de me fatiguer.

 

Puis, la petite dame sans âge s'est mise à pleurer.

Elle me raconta qu'elle avait vécu de très belles années en sa compagnie. Même si elle n'était que la femme que l'on cache, le secret.

Qu'elle n'oublierait jamais ces merveilleux instants volés, quand ils dissimulaient leurs amours le temps d'un week-end, dans un palace de la Côte.

Quand elle me confia cela, je su tout de suite à qui elle me faisait penser : à l'Impératrice Eugénie. Elle aurait pu vivre à cette époque.

 

 

30hlvu9.jpg

 

Puis, la petite dame continua à parler, parler...

Au bout d'un moment, en belle hypocrite, je m'excusais en arguant que j'avais à faire, mais que cela avait été un plaisir de l'écouter, à bientôt Madame, ravie d'avoir pu discuter avec vous.

 

Plusieurs fois, je la recroisais. 

Un matin, je la vit fouiller dans une poubelle.

Elle jeta sur moi un regard honteux, puis de suite me fit un grand sourire.

 

En fait, elle aimait beaucoup récupérer les sacs en papiers du type de ceux que l'on donne dans les boutiques chics.

Cela me rassura. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne voulais pas que cette dame fouille dans les poubelles.

C'était comme son chien : cela n'allait pas avec elle. Mais après tout, que connaissais-je de sa vie, à part ce qu'elle voulait bien m'en raconter ? Que cachait-elle sous son apparence soignée ?

 

Un autre matin, j'entrais très tôt dans la boulangerie, et elle était devant moi.

Elle racontait l'histoire de son amant à la vendeuse.

Quand elle me vit, elle s'arrêta de parler, me salua, sourit, puis sortit.

La vendeuse me dit : et bien ! Heureusement que vous êtes arrivée, elle ne me lachait plus.

Avec un sourire entendu, je lui dit : ah, elle vous parlait de son histoire n'est-ce pas ?

La vendeuse me répondit : oui, quelle idée d'être la maîtresse de quelqu'un pendant toutes ces années, et son fils qui ne la voit plus. C'est triste hein ?

Je lui fit un autre petit sourire entendu : oui, c'est triste en effet.

 

Je compris par la suite pourquoi la petite dame était toujours dans la rue très tôt le matin.

Elle parlait aux gens.

Elle leur racontait l'histoire. La même histoire. Une histoire qui la faisait exister, et la rendait peut-être un peu plus intéressante aux yeux des autres.

 

En allant acheter des cigarettes, je la voyait parler avec le buraliste.

A la petite épicerie, elle confiait ses souvenirs à la caissière.

Elle venait toujours très tôt. Pour ne déranger personne, pour que l'on ne voit pas qu'elle fouillait dans les poubelles, et parce que les gens avaient peut-être un peu plus le temps.

 

Ce matin, j'ai vu un Monsieur en train de promener le Rottweiller.

En voyant son copain, Maya a tiré sur sa laisse pour aller lui dire Bonjour.

 

Le Monsieur m'a demandé : ah, ils ont l'air de se connaître ?

J'ai répondu : oui, d'habitude c'est une petite dame qui le promène.

Le Monsieur s'est assombri d'un coup : oui, c'était ma mère. Elle s'est suicidée il y a 2 semaines. On l'a retrouvée au bout de quelques jours car le chien hurlait à la mort. J'ai du rentrer des Etats-Unis en urgence pour tout régler. 

J'ai dit : ah... Désolée...

Puis il a rajouté : faut que je vide son appartement, ya un merdier là-dedans, vous ne pouvez pas imaginer. Des sacs en papier partout !

Je n'ai rien répondu.

Il a encore dit : bon, c'est dommage, c'est un appartement au loyer bloqué. Vous savez les trucs de la loi d'après-guerre là !

J'ai répondu : oui, 1948...

Il a terminé par : j'ai trouvé quelqu'un pour récupérer le chien. Je ne peux pas le ramener avec moi vous comprenez, boh, sinon il est pas méchant. Hé, vous la connaissiez ma mère ?

 

Non Monsieur, je ne la connaissais pas. Bonne journée.

 

Puis je me suis éloignée, pendant que le fruit des amours défendues disait au Rottweiller : allez, dépêche-toi, j'ai pas que ça à faire moi.